Le gouvernement du Québec va tenter de déterminer si la toile du Cyclorama de Jérusalem, à Sainte-Anne-de-Beaupré, présente une valeur patrimoniale.

Le ministre de la Culture et des Communications, Luc Fortin, a mandaté mercredi des représentants de son ministère et du Centre de conservation du Québec afin qu’ils procèdent à l’évaluation de ce qui serait « la plus grande peinture panoramique en Amérique ».

« [Ils vont] déterminer si valeur patrimoniale il y a, et si elle est locale ou nationale. Nous aurons ainsi un portrait à jour de la situation », explique Karl Filion, attaché de presse au cabinet du ministre Fortin. Les évaluateurs se rendront à Sainte-Anne-de-Beaupré au cours des prochains jours.

Cet intérêt soudain du gouvernement survient au moment où les propriétaires du Cyclorama de Jérusalem se tournent vers l’étranger dans l’espoir de trouver un acheteur pour la toile et le bâtiment qui l’abrite.

À vendre pour 5 millions $

L’œuvre représentant la crucifixion du Christ, qui mesure 14 mètres de haut sur 110 mètres de long, a été mise en vente sur le site immobilier de luxe Sotheby's International Realty Canada.

Selon l’agence, la toile aurait été évaluée à 10 millions de dollars. Son propriétaire, la famille Blouin, en demande 5 millions. Le prix inclut le bâtiment.

Les Blouin tentent depuis plusieurs années de se départir du Cyclorama. Ils avaient par le passé tenté, sans succès, de la vendre du gouvernement du Québec.

Si elle trouve preneur, l’œuvre réalisée à la fin du XIXe siècle à partir d’un canevas du peintre allemand Bruno Piglhein, pourrait être démontée et déménagée. La toile est exposée à Sainte-Anne-de-Beaupré depuis 1895.

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