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Québec veut envoyer moins de déchets au dépotoir

La Ville de Québec souhaite augmenter de 50 % son taux de valorisation des matières résiduelles d'ici 10 ans. L'objectif est qualifié d'ambitieux, mais la Ville entend miser sur la collaboration des citoyens pour y parvenir.

La municipalité a dévoilé mardi sa Vision 2018-2028 pour une saine gestion des matières résiduelles. La stratégie s’articule autour de trois grands piliers : la cohérence de ses propres gestes, la responsabilité de tous les acteurs et l’accès au tri généralisé.

Québec veut faire passer son taux de valorisation des déchets et des matières recyclables de 55 % à 82 % d’ici 2028. Selon la responsable de l’environnement à la Ville, Suzanne Verreault, il s’agit de la cible la plus ambitieuse parmi celles que se sont fixées les autres municipalités de la province.

« C’est très ambitieux, mais avec nos équipements et les nouvelles technologies, on est convaincu qu’on va pouvoir y parvenir », a-t-elle indiqué.

Plan d’action 2018-2023

La Ville mettra en œuvre un premier plan quinquennal pour la période 2018-2023. Celui-ci prévoit le déploiement de la collecte des matières organiques et de plusieurs mesures facilitant l’accès au tri sur tout le territoire.

Il contient 82 actions qui vont de l’amélioration du système de consigne à la sensibilisation des citoyens en passant par la fin de l’incinération des boues municipales.

Les résultats obtenus lors de cette première phase serviront de base à l’élaboration d’un deuxième plan d’action couvrant les années 2024 à 2028.

Accompagnement

La Ville de Québec est consciente que l’atteinte de la cible de 82 % représente un défi de taille. Suzanne Verreault pense toutefois qu’il sera possible d’y parvenir en redoublant d’efforts pour sensibiliser les citoyens.

« Tout au long de la démarche, le citoyen sera toujours accompagné. On ne laissera jamais le citoyen seul. Il y a une bonne partie des investissements qui va aller en communication, en accompagnement, en éducation », a assuré la conseillère municipale.

Le maire Régis Labeaume, qui n’hésite pas à parler d’un « objectif costaud », a abondé dans le même sens : « Ce n’est pas simple. Ça va prendre beaucoup de conscientisation et en même temps, il faut faire le maximum pour faciliter la vie des gens là-dedans. »

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