Régis Labeaume veut contrer les effets néfastes associés à la gentrification en misant notamment sur le logement social.

Un texte de Louis Gagné

Le maire de Québec affirme que la revitalisation de certains secteurs a entraîné un phénomène d’embourgeoisement qui tend à repousser les populations moins favorisées vers les quartiers situés en périphérie.

Il a cité en exemple le quartier Saint-Roch, au centre-ville. L’arrivée de plusieurs entreprises œuvrant dans les nouvelles technologiques a créé un engouement pour ce secteur autrefois en déclin.

« Dans les villes technologiques ou celles qui ont réussi à transformer leur économie, où les techies sont, où les nouveaux riches sont, ç'a crée de la gentrification. Il y a des [gens] qui se déplacent à Duberger, aux Saules [où] les populations sont beaucoup plus pauvres qu’elles l’étaient », a déclaré le maire vendredi.

Nouvelle politique d’habitation

Régis Labeaume croit que le lancement d’une démarche visant à doter Québec d’une nouvelle Vision de l’habitation d’ici l’automne 2019 représente l’occasion de réfléchir aux moyens d’atténuer les effets de la gentrification.

Le maire sait d’ores et déjà que la solution passera notamment par le logement social, vecteur de mixité.

« Jusqu’ici, on a toujours pris la décision d’acheter des terrains puis d’aller bâtir des logements sociaux en plein milieu des quartiers. Je pense que ça demeure, jusqu’à nouvel ordre, la meilleure [façon] », a-t-il soutenu.

En plus de la mixité sociale, la réflexion visant à définir la nouvelle politique d’habitation abordera les thèmes du vieillissement de la population, de l'accessibilité des logements et de la revitalisation des quartiers.

Le maire a également l’intention d’aller « au bout de la discussion » sur la densification. Il souhaite aussi débattre de la possibilité d’exiger que la Ville de Québec obtienne, à l’instar de Montréal, les pleins pouvoirs en matière de logement social.

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