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Québécois tués au Burkina Faso: un an plus tard, la famille Carrier encore ébranlée

Dimanche marquera un bien triste anniversaire, celui de la mort de six Québécois tués dans un attentat au Burkina Faso, le 15 janvier 2016. Un an après le drame, la famille Carrier - dont quatre membres ont péri lors de l'attaque - panse encore ses blessures.

Un texte de Camille Simard

La dernière année a été parsemée de hauts et de bas pour la famille Carrier. Plusieurs occasions lui ont rappelé la mémoire de ses proches disparus, comme les anniversaires de Gladys, de Maude ou de Charlélie.

« Plusieurs premières auront été complétées, mais il n’y aura jamais rien de vraiment complété dans ce deuil-là, c'est toujours incompréhensible », explique Frédéric Carrier, qui a perdu son père, sa soeur, son frère et sa belle-mère dans l'attentat de Ouagadougou.

C'est encore une situation anormale qui est dure à croire.

Frédéric Carrier

La maison d'Yves Carrier et Gladys Chamberland, située à Lac-Beauport, a d'ailleurs été vendue récemment à des amis de la famille.

« Le pont n'est pas totalement rompu, c'est des gens proches qui l'habitent. C'est le fun de voir qu'il y a un peu d'amour qui est retourné dans cette maison-là. Il y a de la vie », se console Frédéric Carrier.

Une commémoration

Le sombre anniversaire de l'attaque qui a décimé la famille Carrier sera souligné, dimanche. Une cérémonie aura lieu à l'église du Très-Saint-Sacrement de Québec, en fin de journée.

« On va aller à la messe en famille et après on va se réunir chez ma soeur », précise Frédéric Carrier.

« Ce n'est pas une journée comme les autres. C'est une journée atroce. C'est une journée qu'on n’oubliera pas », dit-il.

Malgré la douleur qui persiste, Frédéric Carrier a choisi d'aller de l'avant. Il se promet néanmoins de ne jamais oublier.

« Tout le monde de mon entourage sait à quel point j'étais proche de mon père, de ma famille, dans notre cas, c'était vrai. On était uni. Tous les vendredis, on était tout le monde ensemble. C'est dur à accepter », confie-t-il

Journée du vivre-ensemble

La ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, a créé la journée nationale du vivre-ensemble à l'occasion de la Conférence Québec-UNESCO, l'automne dernier.

La date du 15 janvier a été choisie pour honorer la mémoire des Québécois qui ont perdu la vie lors de l'attaque terroriste de Ouagadougou.

Les proches de la famille Carrier ont aussi été conviés à l'Assemblée nationale, mardi prochain, pour le dévoilement d'une oeuvre commémorant les événements.

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