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Rachat d’Anacolor : Guérette a tout faux, dit Labeaume

La Ville de Québec a offert 1,6 million $ à l'entreprise Anacolor afin de racheter son terrain du secteur de Cap-Rouge où elle exploite une usine de peinture. Il s'agit d'un montant près de deux fois supérieur à l'évaluation municipale.

Un texte de Louis Gagné

Le maire sortant, Régis Labeaume, avait jusqu’ici choisi de garder secret le montant proposé à Anacolor pour le rachat de son terrain. Les déclarations d’Anne Guérette l’ont toutefois forcé à se raviser.

La chef de Démocratie Québec a soutenu mardi que la Ville avait offert de racheter le terrain d’Anacolor au coût inscrit au rôle d’évaluation foncière, soit 865 000 $.

Si elle est élue, Mme Guérette est prête à mettre 1,29 million de dollars sur la table pour racheter le terrain et les bâtiments de l’usine de peinture.

« Mme Guérette a dit hier que nous avons offert l’évaluation municipale, c'est faux, a réagi le maire sortant, mercredi. Le 26 octobre dernier, on a offert 1,6 million, alors oubliez son 1,3 million, ça ne marchera jamais. »

Déménagement à Beauport?

Régis Labeaume soutient qu’Anacolor a refusé la proposition de la Ville le 21 février. L’entreprise aurait demandé à être dédommagée pour l’ensemble des coûts associés à son déménagement, ce que la municipalité n’était pas prête à faire.

Le chef d’Équipe Labeaume a également mentionné que la Ville avait offert à Anacolor de s’installer sur un terrain qu’elle possède dans le parc industriel de Beauport.

« On était prêts à négocier et être très collaborateurs [mais] ils ont tout refusé ça. Alors, tu ne peux pas penser qu'un vendeur va vendre moins cher que ce qu'on a offert et qu'il a refusé, ça ne se peut pas », a déclaré le maire sortant.

Il a précisé que l’offre de la municipalité était toujours valide.

Une chance à la négociation

Invité à se prononcer sur une éventuelle procédure d’expropriation, Régis Labeaume a indiqué qu’il était à son avis prématuré d’envisager un tel recours. Il préfère donner une chance à la négociation.

« Il faut tenter de négocier puis de s'entendre. Moi, je pense qu'il faut donner une chance à ça avant d'embarquer dans l'expropriation. On ne peut pas exproprier à chaque fois qu'il y a quelque chose qui ne fait pas notre affaire en ville », a-t-il fait valoir.

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