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Rapatriement des corps depuis le Burkina Faso : les familles dans l'attente

Les familles attendent toujours de savoir quand les corps des victimes québécoises décédées dans l'attentat de vendredi dernier à Ouagadougou, au Burkina Faso, seront rapatriés, mais le processus suit son cours.

Des agents de la Gendarmerie royale du Canada ont été dépêchés à Ouagadougou en vue de rapatrier le plus rapidement possible les corps.

Aucune date n'a toutefois été avancée pour le moment. Les familles ont répondu aux demandes et fourni la documentation nécessaire, mais plusieurs de leurs questions demeurent encore sans réponse, mentionne Frédéric Carrier, fils d'Yves Carrier et frère de Maude Carrier.

« Comment c'est géré? Comment ils les sortent? Par ordre de qui ils ont ramassé? Il y a 18 nationalités différentes et 30 personnes de mortes, alors on ne sait pas encore. C'est un peu ça qu'on attend », dit-il.

Frédéric Carrier ne met pas la faute sur le gouvernement canadien pour les délais.

« Je sais que les gens sur le terrain, là-bas, du ministère des Affaires étrangères, sont en train d'essayer d'avoir ces réponses-là pour nous. »

Les familles des victimes québécoises avaient demandé que les démarches s'accélèrent. Selon un porte-parole du ministre des Affaires étrangères, les familles seront informées en premier des détails du rapatriement des corps.

Combattre par l'éducation

Frédéric Carrier dit avoir encore du mal à réaliser le départ de ses êtres chers morts sous les balles de terroristes.

S'il croit que les actions militaires sont une manière de lutter pour mettre fin à de tels actes, le combat pour l'éducation que menaient Charlelie, Maude, Yves Carrier de même que Gladys Chamberland, Suzanne Bernier et Louis Chabot demeure le plus porteur.

« Je ne veux pas faire de politique, mais je pense que cette guerre-là, au terrorisme, que ce soit ISIS ou Al-Qaïda, il y a plusieurs moyens de les combattre. Militariser oui, je suis heureux que la coalition fasse ce qu'il faut, mais un des moyens, une des armes les plus fortes, c'était l'éducation. C'était tous des professeurs et c'est ça qu'ils allaient faire là-bas. »

Christine Nadeau, amie de longue date de Gladys Chamberland, abonde dans le même sens. Elle croit que ces décès lancent un message pour que les actions humanitaires se poursuivent afin de contrer la violence.

« C'est le mal contre le bien et c'était des gens bien. Je pense qu'ils nous lancent un message. On devrait plus aller encore faire du bénévolat pour que ces actes-là engendrent encore plus de bonté. »

Vendredi dernier, Yves Carrier et son épouse Gladys Chamberland, leur fils Charlelie, sa demi-soeur Maude et leurs amis Louis Chabot et Suzanne Bernier ont perdu la vie dans l'attentat qui a fait au total 29 morts, dont au moins 7 Burkinabés.

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