BILLET - Ma mère a fait les Jeux du Québec en natation. Elle m'a sûrement parlé du milieu sportif de haut niveau quand j'étais jeune, car l'idée m'est restée.

Un texte de Raphaël Gagné

Lorsque mes parents m'ont proposé de suivre des cours de natation, il n'en était pas question! C'était de la compétition que je voulais faire. J'avais 6 ans lorsque je suis grimpé sur un bloc de départ pour la première fois et j'ai fait des courses jusqu'à l'âge de 18 ans.

Mon père, lui, faisait du triathlon. J'ai donc essayé ce sport lorsque j'avais 8 ans. Je participais principalement au triathlon du Lac-Beauport. Un an plus tard, j'ai vu mes amis pratiquer le vélo de montagne et j'ai voulu faire comme eux. Je me suis donc inscrit dans le club de ma région.

Quand j'avais 12 ans, nous avons fait le tour du Québec en famille. Cet été-là, j'ai fait sept ou huit Coupes du Québec. C'était vraiment le début de quelque chose. Quatre ans plus tard, en 2004, j'ai participé à mes premiers mondiaux juniors où j'ai terminé 7e à l'épreuve individuelle et où nous avons été couronnés champions du monde en équipe. Je ne pouvais pas mieux commencer ma carrière internationale!

La culture olympique, de Brassard à Brunet

La flamme olympique s'est allumée très tôt en moi. Les Jeux olympiques m'ont toujours attiré. Je me souviens encore du jour où Jean-Luc Brassard a remporté l'or en ski acrobatique. Je me suis dit qu'un jour, moi aussi je foulerais les plateaux de compétition de ce grand événement.

La culture olympique est aussi très présente au lac Beauport, notamment grâce au canoë-kayak et à Caroline Brunet. Il y a aussi eu l'époque des frères Laroche en ski acrobatique. J'ai aussi souvent vu les bosseurs s'entraîner sur les rampes d'eau de la ville l'été. C'était donc facile d'être en contact avec le milieu et d'avoir des modèles d'athlètes d'élite.

Je suis conscient que c'est à mon tour d'avoir un pied et demi dans mon rêve olympique. C'est superbe, mais je suis un gars très terre à terre et je reste très concentré sur ce que j'ai à faire.

Mon enthousiasme ne vient pas du fait que j'irai aux Jeux olympiques. Je pense plutôt à comment je peux me préparer pour bien performer une fois là-bas. C'est bien beau d'aller à Rio, mais ce n'est pas pour faire de la figuration. Je veux donner le meilleur de moi-même et n'avoir aucun regret.

(Avec la collaboration de Sportcom)

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