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Ras-le-bol des camions lourds à Château-Richer

Des citoyens de Château-Richer affirment que le passage incessant des camions lourds dans le village nuit à leur qualité de vie et à leur sécurité. Entre 300 et 600 camions circulent chaque jour dans les rues de la petite municipalité.

Un texte de Jean-François Nadeau

Les camions font l'aller-retour entre les différents chantiers de construction de la région de Québec et les carrières de pierre et de sable au nord de Château-Richer. Ils passent chaque fois par la seule route disponible, située dans un quartier résidentiel.

La multiplication des chantiers, depuis quelques années, entraîne par le fait même une multiplication des camions.

« Les camions passent tout près des maisons, de 6 h 30 le matin à 18 h 30 le soir, raconte un résident, Michel Huot. Ça salit les maisons. Ce n'est plus une vie pour nous. »

On craint un accident

Certaines rues empruntées par les camions sont étroites et sont aussi partagées avec les cyclistes et les enfants qui attendent l'autobus scolaire. Des citoyens craignent un accident.

« Le matin, il n'y a pas beaucoup de camionneurs qui font leur stop, affirme Paul Dick, dont la résidence est située à quelques mètres du panneau d'arrêt. Ça y va. Il y en a même quelques-uns qui ne font jamais leur stop. »

Les citoyens profitent donc de la campagne électorale pour demander aux candidats à la mairie de trouver une solution.

« On a fait appel à notre députée Caroline Simard, qui ne nous a jamais répondu, déplore Michel Huot. On a fait appel à la MRC, qui ne nous a jamais répondu non plus. On appelle ces gens-là pour trouver une solution ensemble, mais on se réveille tout seul. »

Les deux candidats à la mairie de Château-Richer, le maire sortant Frédéric Dancause et Jean Robitaille, assurent que le dossier fait partie de leurs priorités.

Frédéric Dancause mentionne que son équipe a déjà mis en place certaines mesures.

Des études

Le maire sortant affirme aussi que son administration a consulté deux études pour changer la route de place. Elles concluaient chaque fois qu'une nouvelle route coûterait au moins 5 millions de dollars. Les deux sites proposés par la Ville n'étaient pas souhaitables, selon les ingénieurs consultés par Château-Richer.

Le maire sortant souhaite donc commander une troisième étude, qui établirait le lieu idéal pour construire un nouvel accès aux carrières.

« Ça fait 12 ans qu'on nous répète ça, depuis que le maire sortant est là, affirme son opposant, Jean Robitaille. Il n'y a pas eu d'action concrète. Je n'ai jamais eu connaissance d'une étude concrète où il y a eu des résultats concrets. »

Discorde

Jean Robitaille promet d'agir plus rapidement que l'administration en place, s'il est élu.

« Il faut s'asseoir avec les instances gouvernementales, dit-il. Il faut s'asseoir avec le ministère des Transports, la communauté urbaine de Québec aussi. Ils doivent nous aider à trouver une solution et à financer le projet. »

Pour sa part, Frédéric Dancause remet en question la crédibilité de son opposant. Il affirme que Jean Robitaille est favorable au développement des sablières.

« Je ne veux pas de nouvelle sablière, je ne veux pas de carrière, oubliez ça, se défend Jean Robitaille. Ce sont des rumeurs non fondées. Il faut au contraire empêcher le développement d'autres carrières à Château-Richer. »

Peu importe qui sera le prochain maire de Château-Richer, les deux candidats s'entendent sur un point : le problème ne pourra pas être réglé à court terme.

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