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Rassemblement de motards sous haute surveillance dans Limoilou

Près de 300 personnes reliées à des groupes de motards ont participé à un rassemblement au Centre Horizon sur la 4e Rue, samedi soir, dans le quartier Limoilou à Québec. L'événement s'est tenu sous forte présence policière.

Un texte de Camille Simard

« Ce sont des groupes de motards qui sont en lien avec le milieu de la criminalité, on peut parler d'une dizaine de groupes », explique Mélanie Jobin, porte-parole au Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Selon nos informations, des membres affiliés aux Hells Angels, Dark Souls et Heaven's Demons étaient présents.

Des policiers du SPVQ en collaboration avec la Sûreté du Québec ont assuré une surveillance continue, afin d'encadrer la sécurité des citoyens du quartier.

L'événement s'est déroulé entre 18 h et 1 h du matin.

« Nous, on était là pour s'assurer de la sécurité de tous, et faire appliquer les lois et les règlements, pour que tout se passe dans le bon ordre », ajoute la porte-parole.

En tout, des dizaines de constats d'infraction ont été remis en lien avec le Code de la sécurité routière, mais il n'y a pas eu d'arrestation.

Le spécialiste du crime organisé André Cédilot se dit peu surpris de la tenue de ce genre de rassemblements.

Selon lui, les groupes de motards ont l'habitude de se réunir à ce temps-ci de l'année pour parler « des activités illicites à venir et des randonnées de motos ».

« Ça permet aux motards de se voir, c'est important pour eux autres de connaître les personnes avec qui ils font affaire, pour éviter l'infiltration de la police », explique André Cédilot.

Citoyens inquiets

Plusieurs citoyens ont observé un va-et-vient important samedi soir. Plusieurs d'entre eux se questionnent sur les activités tenues au Centre Horizon depuis les derniers mois.

« Le propriétaire veut louer ses salles à n'importe qui, les motards eux-mêmes ne m'ont pas dérangé, mais ce n'est pas normal que je sorte à 17 h pour voir des policiers, ça arrive régulièrement. Est-ce qu'on va être obligé de quitter parce qu'on a peur? », s'est confiée une citoyenne qui a demandé de préserver son anonymat.

Le responsable de la comptabilité du Centre Horizon, Jacques Paradis, se dit très à l'aise d'avoir loué sa salle à des membres en règle de groupes de motards.

« Ils ne font pas de trouble, pas de grabuge et ça fait deux ans qu'ils viennent ici », explique Jacques Paradis.

Il ajoute qu'il y a toujours un surveillant sur place.

« Ça fait 17 ans qu'on tient des événements. Normalement, on demande aux personnes qui louent de ne pas aller dans la rue. On essaie de ne pas louer à des groupes dérangeants », ajoute-t-il.

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