Une centaine de citoyens qui s'opposent à l'interdiction des pitbulls et des chiens dangereux au Québec se sont rassemblés samedi, devant l'Assemblée nationale.

Pancartes à la main et chiens au bout de la laisse, les manifestants ont une fois de plus tenté de dissuader le gouvernement d'interdire les pitbulls.

Le comité spécial qui se penche sur cette question largement médiatisée doit déposer son rapport au gouvernement mercredi. Les propriétaires n'ont toutefois aucune garantie que les recommandations des experts seront suivies.

Plusieurs citoyens qui s'étaient déplacés ont dénoncé l'approche du gouvernement. « Honnêtement, je n'ai pas confiance, estime Francine Savard, qui possède un pitbull. Ces gens-là je ne les ai jamais vus sur le terrain et venir questionner les propriétaires de pitbulls, venir voir comment ces chiens-là se comportent en société. Si les députés du gouvernement décident qu'il ne va pas y en avoir, ils vont faire à leur tête. »

Calgary citée en exemple

La fondatrice du regroupement Québec Pitbull, Dana Hyde, espère que le comité spécial suivra les traces de Calgary.

« [À Calgary,] ils ont une patrouille pour chiens. Tous les chiens doivent avoir leur licence. Il faut que les chiens soient gardés à l'intérieur d'un terrain clôturé. S'ils sont dehors attachés, ils doivent être sous supervision, et ce, en tout temps. »

Au début du mois d'août, La Presse canadienne rapportait que le rapport des vétérinaires avait convaincu le comité ministériel d'écarter toute mesure législative ciblant certaines races de chiens. La nouvelle avait choqué les proches des victimes de morsures.

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