Une centaine d'opposants au nouveau règlement anti-pitbull de la ville de Québec se sont mobilisés devant l'hôtel de ville, samedi soir.

La plupart des protestataires rencontrés se disent en faveur d'une règlementation. Ils suggèrent toutefois un assouplissement du règlement adopté mercredi par l'administration Labeaume.

Selon eux, la ville de Québec devrait s'inspirer de la législation proposée samedi par la ville de Montréal. Le nouveau règlement interdit les pitbulls et d'autres races de « chiens dangereux ». Il propose toutefois des mesures transitoires pour les chiens vivant déjà sur le territoire de Montréal.

Appui des médecins vétérinaires

Les mesures proposées par l'administration Coderre ont été saluées par la présidente de l'Association des médecins vétérinaires du Québec, Valérie Trudel, qui souligne notamment la volonté d'axer les politiques autour de la responsabilité des propriétaires.

Selon elle, la stratégie montréalaise se distingue de celle du maire Labeaume, qui a « réduit sa solution à sa plus simple expression », soit l'interdiction complète des pitbulls à partir du 1er janvier 2017.

Pour Valérie Trudel toutefois, il demeure que la décision de cibler des races de chiens spécifiques comporte un risque : « [...] c'est ouvrir une porte qui conduit à une inefficacité dans le futur, puisque tous les chiens ont un potentiel de dangerosité. En interdisant certaines races, ça crée une fausse impression de sécurité chez les gens [dans leur rapport avec d'autres chiens] », explique-t-elle.

Une pétition contre l'interdiction des pitbulls au Québec circule sur internet. Elle compte plus de 26 000 signatures.

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