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Réforme de l'aide sociale: nouvelle sortie contre les mesures punitives

La Coalition objectif dignité interpelle une fois de plus le ministre François Blais pour qu'il retire les mesures coercitives de la réforme de l'aide sociale. Les porte-paroles de la Coalition, entourés d'une quinzaine de personnes, ont manifesté derrière le Parlement mercredi soir pour se faire entendre.

« Ce dont on a besoin, c'est de plus de mesures d'emploi, de meilleures mesures d'emploi, non pas de menaces pour amener les gens à participer », a lancé Sylvain Petitclerc, du Collectif pour un Québec sans pauvreté.

Si le projet de loi 70 est adopté dans sa mouture actuelle, les demandeurs de prestations d'aide sociale n'ayant aucune contrainte particulière devront s'inscrire à une démarche de recherche d'emploi, sinon, ils risquent de voir leur chèque être coupé de moitié.

Sylvain Petitclerc soutient qu'il est inconcevable d'amputer un chèque qui, selon lui, est déjà insuffisant pour vivre. De nombreux organismes ont adopté une position semblable lors de leur passage devant la commission parlementaire.

L'arrivée d'un nouveau ministre au ministère de l'Emploi donne une lueur d'espoir à la Coalition objectif dignité. « Un nouveau ministre, c'est toujours une possibilité de remettre en question le projet. Il peut le faire, entre guillemets, sans perdre la face », analyse Sylvain Petitclerc.

Le projet de loi 70 a été déposé par l'ancien ministre de l'Emploi, Sam Hamad. Après le remaniement ministériel de janvier, c'est François Blais qui a hérité de ce ministère et qui est maintenant responsable des travaux sur la réforme de l'aide sociale.

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