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Réfugiés : les commissions scolaires se préparent à Québec

Les commissions scolaires de Québec se préparent à l'arrivée des réfugiés syriens dans la capitale. Il est toutefois difficile d'évaluer le nombre de jeunes qu'ils devront prendre en charge. Ce qui est clair cependant, c'est que les enfants arrivent de loin, tant du point de vue géographique que scolaire.

« La majorité de ces jeunes-là sont sous-scolarisés. Ce sont des jeunes qui n'ont pas été ou peu été à l'école », souligne Mario Plante, directeur adjoint à l'adaptation scolaire à la Commission scolaire des Découvreurs.

Comme la majorité des réfugiés, ils seront réunis dans des classes d'accueil, des classes particulières qui leur seront dédiées, où ils apprendront notamment le français.

La Commission scolaire des Découvreurs compte en ce moment deux classes de ce type, une au primaire et l'autre au secondaire. Des ressources sont disponibles pour en ajouter.

« À partir des besoins qui seront évalués lors de l'arrivée [des réfugiés], on pourra s'ajuster ou ouvrir des classes supplémentaires », indique Mario Plante.

L'embauche d'enseignants ne poserait pas problème non plus. « On a des enseignants en francisation qui n'ont pas des taches complètes pour l'instant, donc on va commencer par combler ces postes-là. On verra à l'embauche supplémentaire. »

Une situation pas exceptionnelle

La situation est semblable à la Commission scolaire de la Capitale, qui compte sur un important service de francisation. Elle accueille déjà plus de 500 élèves issus de l'immigration, souligne la directrice des services éducatifs aux jeunes, Mireille Dion.

Ces commissions scolaires ont l'habitude d'accueillir de nouveaux arrivants, même en plein milieu de l'année scolaire. Elles se disent prêtes à faire face à leur arrivée.

« Non, ce n'est pas un casse-tête parce qu'on a eu à traiter ce genre de situation par le passé. [...] Ce qui est peut-être un peu nouveau dans le cas des Syriens c'est qu'il y a une arrivée massive », souligne Mireille Dion.

Les commissions scolaires font partie du comité mis en place par la Ville de Québec pour coordonner les ressources et les opérations. Quelques rencontres ont eu lieu depuis septembre.

Elles attendent maintenant de connaître le nombre exact de nouveaux élèves qui leur seront confiés. « On se prépare doucement, mais on ne peut pas se préparer de façon très précise tant qu'on n'a pas le nombre d'enfants, tant qu'on ne sait pas où ils seront logés. »

L'objectif de la Ville de Québec est d'accueillir entre 500 et 800 Syriens.

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