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Refus de soin pour faute de paiement

Un étudiant étranger a appris à ses dépens la semaine dernière que sa compagnie d'assurance Cowan Insurance Group, partenaire du gouvernement canadien, n'est plus acceptée au CHU de Québec, puisqu'elle n'aurait pas honoré ses engagements de paiement pour cinq cas.

Un texte de Pascale Lacombe

L'étudiant africain, qui requiert l'anonymat, s'est présenté le 9 février à l'Hôtel-Dieu, un des hôpitaux du CHU, pour une coloscopie et une gastroscopie. À trois reprises, il s'était déjà présenté à cet hôpital sans problème. À son arrivée, on lui apprend que sa compagnie d'assurance n'est plus acceptée par l'hôpital depuis janvier.

La porte-parole du CHU de Québec, Pascale St-Pierre, affirme que la situation est « regrettable ». Elle précise que la compagnie d'assurance a refusé de payer les soins de différents patients à cinq reprises entre novembre et décembre dernier. « La compagnie d'assurance avec laquelle on a des difficultés fait en sorte que monsieur a été pénalisé d'avoir ses examens alors qu'il s'y était préparé ».

L'étudiant étranger dit s'être senti humilié. « De m'avoir autorisé à me préparer et me déshabiller et après, on me dit : "non ça ne va pas être possible." C'est vraiment inhumain et à la limite indigne quoi! C'est ça même qui m'a serré la gorge, j'ai failli pleurer », raconte l'étudiant.

Cowan se défend

La compagnie dit n'avoir rien à se reprocher. Dans une réponse écrite en anglais, Cowan explique que les « demandes admissibles » ont été payées au CHU de Québec et sont à jour.

Le gouvernement fédéral et Cowan sont partenaires depuis 28 ans. Le nouveau ministère Affaires mondiales Canada n'a pas répondu aux nombreuses demandes d'entrevues.

Ailleurs au Québec dans d'autres centres hospitaliers, il ne semble pas y avoir de problèmes de paiement avec cet assureur.

Des mesures renforcées

Dorénavant, pour les soins non urgents dans les hôpitaux du CHU, il faut que le patient paie lui-même les frais et se fasse rembourser par Cowan ou remplisse un formulaire assurant un remboursement de la compagnie d'assurance directement à l'hôpital.

Des démarches qui n'étaient pas nécessaires avant janvier 2016. Après discussions avec l'assureur, l'étudiant étranger pourra finalement subir ses examens en mars.

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