Retour

Régis Labeaume comprend la décision de Lake Placid

Le maire de Québec ne s'étonne pas du refus du Comité olympique américain d'envisager un partenariat entre Québec et Lake Placid advenant une éventuelle candidature olympique.

« On n'est pas surpris », a lancé d'emblée le maire Labeaume lors d'un point de presse mardi après-midi. Selon lui, la décision prochaine pour la candidature de Los Angeles aux Jeux de 2024 explique cette position des Américains.

« La décision eux autres [pour les Jeux de Los Angeles en 2024] est en 2017, alors ils ne veulent pas de bruit sur la ligne jusqu'en 2017 », a-t-il dit. Il croit toutefois que la position américaine pourrait changer après l'annonce des Jeux de 2024.

Selon le maire, cette décision est cependant loin d'être catastrophique. Il souligne que le partage de la candidature avec une ville canadienne plutôt qu'américaine serait probablement privilégié par le Comité olympique canadien (COC).

« Le Comité olympique canadien pourrait très bien, et c'est une hypothèse très probable, exiger que la deuxième ville soit canadienne ».

André Richelieu, professeur titulaire à l'UQAM et expert en marketing sportif, n'est pas non plus étonné de la position américaine.

« Pour moi, ce n'était jamais une option, Québec et Lake Placid, tout simplement parce que c'était deux pays impliqués. Les problèmes de sécurité incroyables qui pourraient se poser avec tout ce qui se passe actuellement dans le monde, c'était non envisageable », estime l'expert.

Pas à Lake Placid, mais où ?

Lors de l'annonce de sa rencontre avec le Comité international olympique à Lausanne, Régis Labeaume avait évoqué une candidature conjointe avec les villes de Calgary, Whistler ou Lake Placid.

À Calgary, le bureau du maire a refusé de commenter le dossier, nous renvoyant à l'administration Labeaume. Deux conseillers municipaux de Calgary, Brian Pincott et André Chabot, ont tous deux affirmé que jamais cette idée de candidature conjointe n'avait été mentionnée lors d'une séance du conseil municipal.

Selon le maire Labeaume, Calgary s'intéresse elle aussi aux Jeux de 2026, et c'est pourquoi la Ville ne s'impliquera pas dans le dossier à cette étape.

Régis Labeaume croit que les compétitions de bobsleigh, de luge, de skeleton et de saut à ski pourraient facilement se faire dans les installations de Vancouver 2010, situées à Whistler. 

La mairesse de Whistler, Nancy Wilhelm-Morden, a confirmé lors d'un entretien téléphonique son intérêt à collaborer avec Québec. Elle avait déjà parlé avec Régis Labeaume à ce sujet et selon elle, les jeux de Vancouver 2010 « ont été fabuleux », ce qui pourrait jouer en faveur de la candidature de Québec devant le Comité olympique international.

André Richelieu croit pour sa part qu'un partenariat entre deux villes aux extrémités du pays représenterait un défi énorme. « Si on prend Québec et Whistler en distance, c'est comme faire Montréal et Londres en avion. C'est énorme. Est-ce qu'il va falloir tenir les Jeux olympiques sur trois ou quatre semaines pour être capable logistiquement de tenir ces Jeux olympiques? »

Nancy Wilheim-Morden estime plutôt que la majorité du public des Jeux olympiques regarde les compétitions sur un écran de télévision et que la distance n'est pas un enjeu. Elle croit que Québec et Whistler « sont les plus belles villes du pays » et que ce partenariat va de soi.

Le Comité olympique canadien (COC) a refusé de commenter le dossier de Québec mardi. Le porte-parole explique que le COC consulte toujours les grandes villes du pays qui sont intéressées par les Jeux 2026, soit Québec, Toronto et Calgary. Elles devront d'ailleurs confirmer leur intérêt d'ici le 30 juin au COC.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine