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Régis Labeaume réélu à la mairie de Québec

Régis Labeaume a facilement été réélu à la mairie de Québec, dimanche, à l'issue d'une campagne électorale de 45 jours au cours de laquelle le maire sortant n'a jamais laissé planer le doute sur sa victoire.

Un texte de Louis Gagné

Le chef d’Équipe Labeaume a remporté 55 % des voix exprimées, loin devant ses plus proches poursuivants, Jean-François Gosselin et Anne Guérette.

Le chef de Québec 21 a récolté 27 % des suffrages, contre 15 % pour sa rivale de Démocratie Québec.

Équipe Labeaume a réussi à faire élire 17 conseillers municipaux, comparativement à 2 pour Québec 21, et un seul pour Démocratie Québec.

Le candidat indépendant Yvon Bussières, qui a réussi à se faire réélire dans le district de Montcalm-Saint-Sacrement, complète le nouveau conseil municipal.

Un peu plus de la moitié (50,7 %) des 410 145 électeurs inscrits ont exercé leur droit de vote.

Quatrième victoire

Le vent de changement que disait sentir Jean-François Gosselin à Québec n’a visiblement pas soufflé assez fort pour déloger Régis Labeaume.

Le maire sortant a remporté une quatrième victoire d’affilée. Il avait été élu une première fois en 2007, avant de récidiver en 2009 et en 2013.

Même s’il a obtenu un pourcentage de voix moins élevé que lors de l’élection précédente (55 % comparativement à 74 %), Régis Labeaume s’est dit très satisfait des résultats.

« Je suis obligé de dire que les sondages ont fait le travail, mais vraiment, quasiment à la perfection. Après 10 ans, je le répète, tout ce qui avait entre 50 et 60 %, c’était extraordinaire, honnêtement. Après 10 ans, je suis vraiment fier », a réagi le maire.

Priorités

Avec 17 conseillers élus, le maire croit avoir obtenu le mandat fort qu’il demandait aux citoyens de Québec. Comme promis en campagne, Régis Labeaume entend faire de l’amélioration de la qualité de vie sa priorité numéro un. Cela passe notamment par la réalisation d’un projet de transport en commun structurant.

Alors que le projet de troisième lien est revenu à plusieurs reprises au courant de la campagne, Régis Labeaume a réitéré qu’il avait des doutes sur la pertinence d’un nouveau lien routier à l’est de la ville.

Un siège pour Gosselin

Défait à la mairie, Jean-François Gosselin avait besoin d’une victoire de sa colistière, Nancy Piuze, pour faire son entrée à l'hôtel de ville. La candidate dans le district de Sainte-Thérèse-de-Lisieux a été élue de justesse face à Marie France Trudel, d’Équipe Labeaume. Moins de 100 voix séparent les deux candidates.

Jean-François Gosselin devient donc le nouveau le chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville. Il siégera aux côtés de Stevens Mélançon, qui a été élu dans le district de Chute-Montmorency-Seigneurial sous la bannière de Québec 21.

Jean-François Gosselin promet de se battre bec et ongles contre le projet de système de transport en commun du maire Labeaume.

Guérette en réflexion

Anne Guérette avait elle aussi besoin d’une victoire de son colistier, Jean Rousseau, pour conserver son siège au conseil municipal.

Après avoir tiré de l’arrière une bonne partie de la soirée face à la candidate d’Équipe Labeaume, Maud Rusk, Jean Rousseau s’est finalement imposé en allant chercher 41 % des appuis dans le district de Cap-aux-Diamants.

Il est le seul candidat de Démocratie Québec à avoir été élu.

Même si elle pourra continuer à siéger à l’hôtel de ville, Anne Guérette admet ne pas être certaine de demeurer en place.

« J'ai entrepris cette campagne avec l'objectif de diriger la Ville avec mon équipe, les citoyens en ont décidé autrement. Malgré ma déception, et grâce à l'élection de mon colistier, Jean Rousseau, j'ai maintenant une décision à prendre pour la suite des choses », a dit la chef de Démocratie Québec.

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