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Règlement sur l'eau potable : « On a la mâchoire sur la table », dit Régis Labeaume

Le maire de Québec qualifie de très surprenant le jugement de la Cour supérieure qui invalide plusieurs articles du règlement intérimaire sur la protection des sources d'eau potable de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) adopté en 2016.

Le maire dit s’étonner que le juge de première instance émette un doute sur la pertinence scientifique d'intervenir.

Dans un jugement rendu lundi, le tribunal affirme que la CMQ n’a pas réussi à démontrer scientifiquement le bien-fondé d’une série de mesures restreignant la construction dans plusieurs municipalités pour protéger les sources d’eau potable.

Principe de précaution

Le maire déplore notamment que le jugement, dit-il, remette en question le principe de précaution.

« Si tu n’appliques pas le principe de précaution, si tu attends d’avoir des preuves scientifiques que ton lac est pollué, il est trop tard. »

Régis Labeaume demeure convaincu de la légitimité d'agir de la CMQ et de l'urgence de la situation.

« Quoi que certains en pensent, on va continuer à se battre pour protéger les sources d’eau de la ville de Québec avant qu’il y ait des évidences scientifiques de pollution. On ne prendra aucune chance. Le principe de précaution sera le premier principe qu’on va appliquer. »

Le maire de Québec entend analyser l'ensemble du jugement et communiquer avec ses collègues de la MRC de la Jacques-Cartier avant de déterminer si la décision sera portée en appel.

La Communauté métropolitaine de Québec a 30 jours pour porter le jugement de la Cour supérieure en appel.

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