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Rencontre en soutien à la communauté musulmane de Québec

Les responsables du Centre culturel islamique de Québec, le maire de Québec et la police de Québec tiennent une rencontre cet après-midi pour identifier les priorités et les besoins de la communauté musulmane et des familles touchées par l'attentat survenu au Centre culturel islamique de Québec.

Les responsables du Centre culturel islamique se disent rassurés d'avoir une oreille attentive des autorités après la tragédie de dimanche. Ils devraient formuler une cinquantaine de demandes concernant notamment le soutien, la sécurité et l'intégration des musulmans à Québec.

Une cellule de crise a pour le moment été mise sur pied par le Centre culturel islamique pour venir en aide aux familles endeuillées. Une des tâches les plus urgentes est de les épauler avec les funérailles à venir.

« Comme musulmans, on a un seul cimetière pour enterrer nos morts, qui est à Montréal, donc on est en contact direct avec les familles des victimes et on va prendre tout en charge ».

La communauté musulmane se dit touchée par le rassemblement d'hier, qui a réuni des milliers de Québécois de toutes origines et des politiciens de tous les partis.

M. Yangui souhaite que la paix revienne à Québec et que la population continue de vivre dans un respect mutuel.

« Ce qu’on a vu hier dans la vigile a démontré que la communauté québécoise est soudée vraiment peu importe la couleur, la religion, les pensées, l’essentiel, c’est qu’on est ensemble vraiment », dit-il.

Plus de rétroaction de la part des autorités policières

De son côté, le gouvernement Couillard promet qu'il agira pour accompagner et rassurer la communauté musulmane. Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, croit notamment que les autorités policières doivent donner davantage de rétroaction à la communauté quand des enquêtes sont menées à la suite de gestes haineux perpétrés contre les musulmans.

Il donne en exemple l’enquête ouverte après qu’une tête de porc eut été placée sur le parvis de la grande mosquée, cet été.

« Ces enquêtes-là se font et elles se sont faites concrètement dans ce cas, mais la communauté nous a dit : "on ne savait pas que l’enquête a été faite, on n’a pas connu le résultat" », dit-il.

Le premier ministre Philippe Couillard parle pour sa part d’éducation pour mieux comprendre les communautés culturelles et parvenir à un « mieux vivre ensemble ».

« On vit ensemble, c’est ça qu’il faut encore plus démontrer et assurer qu’on ait des contacts plus profonds et peut-être plus réguliers entre communautés. Il ne faut pas penser que tout se règle par lois et règlements. »

La rencontre s'est amorcée à 13 h 30.

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