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Rénovation des écoles : des années de rattrapage à prévoir

Toitures à refaire, salles de bains à rénover et carrelage à remplacer; les investissements de 740 millions de dollars annoncés par le ministère de l'Éducation pour rénover les écoles du Québec ne sont pas un luxe. Il faudra d'ailleurs maintenir ce niveau d'investissements pendant longtemps si le gouvernement espère rattraper le retard accumulé au cours des dernières décennies.

Un texte de Jonathan Lavoie

À la Commission scolaire de la Capitale, Éric Fortin estime que la brique et le mortier des écoles ont eu la vie dure dans les années 90. À l'époque, le gouvernement mettait tout en œuvre pour éliminer les déficits dans les budgets provinciaux.

« Dans les années 90, il n’y a pas eu d’argent [pour rénover les écoles] et le gouvernement présent s’intéresse grandement à la résorption de ce déficit-là. […] Ce sont des travaux qui vont durer de 15 à 20 ans pour résorber ce déficit d’entretien là », estime le responsable du parc immobilier.

Selon les données publiées par le ministère de l’Éducation, en date du 31 janvier 2017, près d’une école québécoise sur trois présentait un « déficit de maintien d'actifs ».

En valeur monétaire, le déficit de maintien des actifs est évalué à 1,78 milliard de dollars pour l'ensemble des commissions scolaires de la province, et à 118,5 millions de dollars pour la région de la Capitale-Nationale.

Vous vous demandez dans quel état est l’école que fréquente votre enfant? Repérez-la sur la carte ci-dessous et cliquez sur le point pour obtenir tous les détails sur l’état du bâtiment. (Pour les résidents de la région de la Capitale-Nationale seulement.)

Vétustes, mais pas insalubres

Les responsables de la Commission scolaire de la Capitale insistent toutefois sur le fait que vétuste ne veut pas dire dangereux ou insalubre.

Même si l’indice de vétusté du ministère indique « mauvais » ou « très mauvais », il s’agit essentiellement d’une cote administrative pour déterminer l’ampleur des travaux à effectuer au cours des prochaines années.

L’école Jean-de-Brébeuf, sur la 8e Avenue à Québec, a un indice de vétusté « très mauvais » et pourtant, le bâtiment de 59 ans est loin d’être délabré.

« Oui, on sait que c'est vieux, raconte la directrice Nathalie Bonenfant, mais ce n'est pas parce que c'est vieux que c'est sale ou malpropre. On est vraiment fiers de notre école. »

Plusieurs salles de bains ont été restaurées dans les dernières années et d’autres seront rénovées prochainement. Cet été, c’est la toiture qui sera refaite, un chantier qui avoisine le demi-million de dollars.

Limitées dans le temps

Bien qu’il y ait du retard à rattraper, dans le monde scolaire, il est impossible de tout rénover d’un coup, et ce n’est pas simplement une question de budget.

Pour l’été 2018, l’ensemble des projets soumis par la Commission scolaire de la Capitale ont été approuvés par le ministère. Éric Fortin explique qu’il pourrait difficilement en faire plus.

« Pour des motifs de sécurité qui sont évidents, on commence les travaux le 24 juin et on termine à la rentrée des classes », indique le gestionnaire du parc immobilier.

Avec les semaines des vacances de la construction, ça ne laisse que huit semaines pour effectuer des travaux dans les écoles de la province. De plus, certaines d’entre elles doivent demeurer fonctionnelles pour les cours d’été.

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