L'Association coopérative d'économie familiale (ACEF) de Québec lance un avertissement à ceux qui songent à profiter du nouveau crédit à la rénovation annoncé par le gouvernement Couillard : confirmez votre capacité de payer avant de lancer les travaux.

« Ça va sûrement contribuer à l'endettement des ménages », déplore Francine Hamel, consultante budgétaire à l'ACEF de Québec. Pour elle, le nouveau crédit RénoVert, qui cible des travaux qui améliorent la performance énergétique des maisons, est trop généreux. Surtout que la plupart des ménages choisissent d'emprunter quand vient le temps de rénover.

« Ça vient souvent rajouter un autre paiement mensuel, constate-t-elle. Présentement, les gens s'achètent des paiements mensuels. »

Selon le gouvernement, jusqu'à 100 000 Québécois pourraient se prévaloir du crédit RénoVert au cours de la prochaine année. Les travaux admissibles peuvent totaliser jusqu'à 52 500 $ pour un crédit total de 10 000 $. Ce crédit d'impôt remboursable est de 20 %, mais il ne s'applique pas aux premiers 2500 $.

L'APCHQ se réjouit

L'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec (APCHQ) croit que le programme RénoVert a le potentiel de donner un coup de fouet à une économie qui tourne au ralenti.

Selon son directeur des communications, le crédit LogiRénov qui s'est terminé en juillet dernier a gonflé le carnet de projets des entrepreneurs.

« Pour 63 % des entrepreneurs qui ont été sondés, on a constaté que leur chiffre d'affaires a augmenté de 10 %. C'est significatif », estime François-William Simard.

L'APCHQ se réjouit aussi de voir le crédit d'impôt potentiel atteindre 10 000 $ avec RénoVert. LogiRénov plafonnait le retour d'impôt à 2 500 $.

« C'est une excellente nouvelle », estime François-William Simard, qui croit que les recettes fiscales du gouvernement provincial devraient profiter d'un crédit à la rénovation plus généreux.

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