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Rentrée perturbée dans des cégeps de la région

La rentrée scolaire a été perturbée lundi matin dans les cégeps de Sainte-Foy, de Lévis-Lauzon, de Thetford Mines et au Centre d'études collégiales de Charlevoix en raison d'une demi-journée de débrayage de travailleurs du Syndicat de professionnelles et de professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

Quelque 700 employés professionnels de 17 cégeps et collèges de la province, des conseillers pédagogiques, conseillers en orientation, techniciens informatiques ou conseillers en communication, ont tenu cette demi-journée de débrayage pour mettre la pression sur le gouvernement afin d'accélérer les négociations pour une nouvelle convention collective.

Les syndiqués, qui sont sans contrat de travail depuis plus d'un an, réclament une meilleure reconnaissance de leur travail et de meilleurs salaires, mentionne Mélissa Bellemare, conseillère en communication au cégep de Sainte-Foy.

« Les professeurs, eux, depuis le printemps, ils ont une reconnaissance au niveau du gouvernement. On nous dit que l'éducation, c'est la priorité, oui, mais pas pour tous, c'est ce qu'on réalise. Eux, au niveau des échelons, il y a une augmentation tandis que nous, on nous propose une diminution au niveau des échelons. »

Au cégep de Sainte-Foy, une soixantaine de travailleurs ont tenu des piquets de grève. Le débrayage a provoqué l'annulation de certains cours offerts en avant-midi, mais l'établissement est demeuré ouvert aux élèves, notamment pour accueillir les nouveaux qui font leur entrée au collégial cette année, a souligné la directrice générale Carole Lavoie.

« Les services, sauf les services rendus par les employés en grève, sont maintenus, mais les cours sont suspendus de façon à ce que nous puissions accueillir très bien les étudiants, surtout ceux de première session qui arrivent directement du secondaire qui sont plus anxieux. »

La directrice dit comprendre la démarche et les revendications des employés. Elle souligne que les conditions de travail rendent le recrutement de personnel plus difficile. 

Le syndicat prévoit recourir à de nouveaux moyens de pression au cours des mois de septembre et octobre si le gouvernement refuse de négocier.

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