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Réussite éducative : les problèmes d’apprentissage et l’analphabétisme dans la ligne de mire de Québec

Le gouvernement libéral entend placer le dépistage précoce des problèmes d'apprentissage et la lutte à l'analphabétisme au cœur de ses priorités en matière d'éducation. Il espère ainsi favoriser la réussite de chaque élève, clé de voûte du développement économique du Québec.

« On a parlé au dernier siècle de l’accès à l’éducation pour tous. Maintenant, on doit parler de la réussite pour tous », a déclaré le premier ministre Philippe Couillard, jeudi, à l’ouverture d’un sommet national sur l’éducation.

Une centaine d'intervenants du milieu scolaire sont réunis jusqu’à vendredi au Centre des congrès de Québec pour marquer la fin de la consultation sur la première politique du gouvernement en matière de réussite éducative. L’exercice a pour but de définir les meilleures mesures pour faciliter la réussite des élèves de la petite enfance jusqu'à l'université.

« La réussite du Québec tout entier est étroitement liée à cette réussite éducative et si le Québec veut atteindre tout son potentiel, notamment son potentiel économique, on a besoin de Québécois qui sont bien formés, qui réussissent leur formation et leur projet de vie », a fait valoir Philippe Couillard.

Trois grands axes

Les discussions portent sur trois grands axes : l’atteinte du plein potentiel de tous les élèves; un contexte propice au développement, à l’apprentissage et à la réussite; et des acteurs et des partenaires mobilisés autour de la réussite.

Les discussions regroupent des représentants des enseignants, des centres de la petite enfance (CPE), des directions d’écoles, des comités de parents et du milieu scolaire anglophone. Les Premières Nations, les centrales syndicales et la communauté LGBT participent également à la consultation.

Manifestation

Une centaine d’enseignants de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) ont profité de l’ouverture du sommet, jeudi matin, pour manifester leur mécontentement vis-à-vis du gouvernement. Ils lui reprochent d’être « déconnecté » de la réalité. La FAE insiste pour que la politique nationale sur la réussite éducative tienne compte des revendications de ses membres.

« Parler de l'école publique, c'est donc parler de nous, enseignantes et enseignants, qui jour après jour et dans des conditions souvent difficiles, travaillons auprès des élèves jeunes et adultes [et] nous refusons de laisser les autres redéfinir qui nous sommes », a lancé le président de la FAE, Sylvain Mallette.

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