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Rivière Lorette : un mur anti-crues qui inquiète

L'agglomération de Québec a présenté lors d'une séance d'information organisée par le Bureau des audiences publiques en environnement (BAPE) les détails de son projet de réaménagement de la rivière Lorette. Plusieurs citoyens ont manifesté leur mécontentement face au mur anti-crues qui sera construit.

Un texte de Maxime Corneau

Selon le projet exposé mardi soir, la rivière Lorette sera le théâtre de plusieurs aménagements sur une distance de quatre kilomètres afin de prévenir les inondations dans le secteur du boulevard Wilfrid-Hamel.

Les travaux ont pour objectif d’augmenter la capacité hydraulique de la rivière afin d’y permettre le passage d’une crue centennale ayant un débit de 90 mètres cubes par seconde. Il s’agit d’un volume d’eau semblable à celui qui a causé les inondations de 2005.

Le projet, qui aura un budget total de plus de 60 millions de dollars, prévoit notamment l’ajout de stations de pompage qui assurent que l’eau de la rivière ne pénètre pas dans le réseau pluvial, ce qui peut inonder des résidences. Des bras de déversement seront aussi construits afin de faire baisser le niveau de l’eau en cas extrêmes.

Un mur qui dérange

L’aménagement qui a le plus fait réagir est le mur anti-crues qui sera construit sur plusieurs sections des berges. Ce mur vise à éviter que l’eau déborde sur les terrains lors des crues majeures.

Le mur empiétera sur le terrain de plusieurs résidents puisque celui-ci doit être, selon la réglementation, construit à 10 mètres au-dessus de la ligne des hautes eaux établie par le ministère de l’Environnement.

Devant les inquiétudes des riverains qui devront concéder une servitude de 1,75 m de part et d’autre du mur, les représentants de l’agglomération ont assuré qu’au moins 75% de la superficie actuelle des terrains devraient être conservés.

La Ville de Québec a toutefois avoué que certains résidents verront leur terrain amputé davantage. « Il y a quelques exceptions », admet Daniel Lessard, le directeur de l’ingénierie à la Ville de Québec. Les citoyens demeureront toutefois propriétaires de l'ensemble de leur terrain malgré la présence du mur.

Une baisse de valeur ?

L’impact de la présence du mur sur la valeur des résidences a aussi été soulevé lors de la séance. Daniel Lessard a toutefois tenu à rappeler qu’il ne pouvait s’étendre sur le sujet en raison d’un recours collectif.

La Ville de Québec estime que la protection du mur fera augmenter la valeur des résidences riveraines présentement vulnérables aux inondations.

Les représentants de la Ville ont aussi tenu à rappeler que généralement, le mur n’obstruera pas la vue sur la rivière. Il aura moins d’un mètre de hauteur en moyenne, bien qu’ils existent encore des « exceptions ».

Une majorité rassurée?

Rencontré après la séance d’information, Denis Lavoie, le vice-président du Regroupement sinistrés-entraide, s’est dit très encouragé par la présentation.

Il s’est montré rassurant vis-à-vis les critiques sur le mur anti-crues. Selon lui, ce mur n’aura qu’un impact négatif mineur sur la vie des riverains comparativement à toute la protection qu’il leur offrira. Il croit d’ailleurs que la valeur de leur résidence en sera augmentée.

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