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Rosalie Gagnon : la police aurait retrouvé le propriétaire du bac à ordure

La police de Québec aurait retrouvé samedi le propriétaire du bac à ordure résidentiel dans lequel le corps de la petite Rosalie Gagnon a été découvert mercredi, dans le secteur de Charlesbourg, à Québec.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) poursuit son enquête concernant la mort de la fillette de deux ans, tuée à l'arme blanche.

« Suite à l’analyse des informations reçues, nous aurions identifié le propriétaire et la provenance du bac à ordure impliqué dans notre enquête », indique le SPVQ dans un communiqué acheminé aux médias samedi après-midi.

Plus de 72 h après le drame, des centaines de peluches s'empilent par ailleurs devant la résidence privée de la rue De Gaulle où le corps de l’enfant a été trouvé.

Le bac à ordure n'appartenait pas au propriétaire de cette résidence.

L’Unité de soutien recherche, accompagnée d'un policier maître-chien, a fouillé de nombreux bacs à ordures du secteur afin de trouver des indices.

Un témoin se confie

Un témoin, qui préfère conserver l’anonymat, affirme pour sa part qu'il était dans le même édifice à logements que Rosalie Gagnon mardi après-midi.

Il indique avoir entendu un enfant pleurer dans l’appartement situé sur le même étage que celui de sa mère, qu’il venait aider.

« Elle s’est mise à pleurer encore plus fort et c’est là que j’ai entendu le monsieur à côté lui crier après », raconte-t-il, précisant avoir rempli une déposition auprès des policiers du SPVQ.

Il dit avoir entendu l’individu frapper sur les murs. « Il criait après l’enfant. Plus il criait, plus l’enfant pleurait encore plus fort. »

L'homme ajoute avoir ensuite vu une femme entrer dans l’appartement. « L’enfant a arrêté de pleurer immédiatement quand il a vu sa mère. »

Ce n’est que la journée suivante, lorsque le corps de la fillette a été retrouvé, qu’il a fait des liens entre les deux événements.

« Je l’ai comme reconnue, c’est la fille que j’ai vue. [...] Je me suis rendu compte que c’était vraiment l’adresse chez ma mère », dit-il.

La mère de l'enfant, Audrey Gagnon, a comparu jeudi au palais de justice de Québec. Pour le moment, elle est accusée d’entrave au travail d’un policier, de non-respect des conditions de probation et de méfait. Elle est toujours détenue.

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