Il n'y a pas d'âge pour entreprendre la carrière de nos rêves. Le parcours de Serge Bélanger le prouve, alors qu'il est devenu militaire à 51 ans.

En 2004, Serge Bélanger perd son emploi de graphiste. Il retourne aux études, mais ne trouve pas sa voie. Après avoir cumulé plusieurs petits emplois, il décide finalement, en 2011, de rejoindre les forces armées. Un souhait qu’il avait depuis le cégep.

« J'aimais l'uniforme et tout ce que ça implique au niveau aventure. À ce moment-là, je me disais que c'était peut-être une envie de petit gars et que ce n'était pas moi. Mais finalement j'aurais dû suivre mon instinct », raconte-t-il.

À 51 ans, il fait partie des 3 % des recrues âgées de plus de 40 ans. L'expérience et l'âge se sont même avérés des atouts pour le caporal.

« Ce qui m'avantageait c'est la force mentale. Même s'il y avait des jeunes qui étaient plus costauds que moi, ils cassaient. Moi, j'ai quand même tenu le coup à cause de ça. Mon désavantage, c'était que je récupère moins vite à 51 ans que dans la vingtaine », ajoute le militaire.

Besoin de relève

Environ 1 600 personnes s’enrôlent annuellement au Québec.

« L'âge moyen de nos recrues c'est 24 ans. Cependant, toutes les années, on voit une quarantaine de gens de 40 ns et plus qui décident de relever un nouveau défi », explique Jean-François Lagacé du Centre de recrutement de Québec des Forces armées canadiennes.

Le capitaine Lagacé souhaite lancer le message qu'il n'est jamais trop tard pour rejoindre leurs rangs. Cette année, il y a plus de 10 000 postes à pourvoir au pays.

Serge Bélanger compte d'ailleurs profiter pleinement des deux dernières années qu’il lui reste, puisque les carrières militaires prennent fin à 60 ans.

« La meilleure chose qui aurait pu m'arriver c'est de perdre mon emploi dans le civil avant pour avoir plus de temps de faire des choses dans les forces », rigole M. Bélanger.

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