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Saisie de 76 000 comprimés de fentanyl à Québec

La police de Québec a réalisé une saisie « historique » de plus de 76 000 comprimés de fentanyl, une drogue liée à de nombreux cas de surdoses, dont certains mortels. Cinq personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette opération policière.

Les saisies ont été réalisées entre le 1er mars et le 8 avril lors de 12 perquisitions. Les policiers ont également mis la main sur un kilo de fentanyl en poudre qui devait servir à la fabrication de comprimés.

Sur le marché noir, la valeur marchande de la drogue saisie s'élève à 1,5 million de dollars, selon la police de Québec.

La drogue saisie se présente sous deux formes de comprimés : l'un portant l'inscription A215, qui est surnommé la « petite bleue » dans la rue et, l'autre, CDN100.

La présence de cette drogue est préoccupante en raison de sa puissance. L'opioïde, qui est 40 fois plus fort que l'héroïne et de 50 à 100 fois plus toxique que la morphine, peut provoquer une dépression respiratoire pouvant causer  la mort.

En 2015, la Direction de santé publique de la Capitale-Nationale a répertorié 13 cas de surdoses liés au fentanyl, dont 4 mortels.

Depuis le début de l'année 2016, cinq décès par surdose sont survenus à Québec, mais au moins trois d'entre eux ne sont pas liés à la consommation de fentanyl.

Les analyses sont toujours en cours dans les deux autres décès, indique Catherine Chagnon, agente d'information du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale.

Davantage de prévention

La Direction de santé publique de la Capitale-Nationale a mis certaines mesures en place l'an dernier à la suite de la vague de surdoses au fentanyl. Depuis juin dernier, tous les ambulanciers sont équipés et formés pour administrer la naloxone, l'antidote aux drogues opiacées.

« Depuis l'été, on s'est mis en alerte. On suit la situation, on s'assure d'avoir des liens avec la police, avec le coroner, les ambulanciers pour pouvoir intervenir mieux et prévenir un épisode similaire cet été », affirme la médecin-conseil Nathanaëlle Thériault de la Direction de la santé publique.

Les intervenants qui travaillent auprès des toxicomanes tentent quant à eux de faire plus de prévention. « Il faut aviser les gens de couper leur dose par 4 ou par 5 pour ne pas faire de dépression respiratoire, ne pas s'injecter seul », explique Isabelle Têtu, une infirmière praticienne spécialisée en soins de première ligne à la Clinique Sabsa.

La présence de cette drogue à Québec est connue depuis environ deux ans, mais la problématique touche tout le Canada. En août dernier, une étude du Centre canadien de lutte contre les toxicomanies indiquait que le médicament tue une personne tous les trois jours au pays.

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