Retour

Salaire minimum à 15 $ : la ministre Vien « en mode écoute »

Une première rencontre entre les principaux acteurs de la campagne 5-10-15 et la ministre du Travail, Dominique Vien, a eu lieu lundi à Québec.

Un texte de Charles D'Amboise

La ministre se dit « en mode écoute » par rapport aux idées mises de l'avant par la campagne chapeautée par les principales centrales syndicales du Québec et plusieurs organismes communautaires.

La campagne 5-10-15 revendique trois choses pour améliorer les conditions de travail au Québec, soit de connaître son horaire de travail cinq jours à l'avance, de disposer de 10 jours de congé annuel pour maladie ou responsabilité familiale et de faire grimper le salaire minimum à 15 $ l'heure.

Le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau, a salué l'ouverture de la ministre du Travail et du gouvernement en général.

« Le ministre Leitão avait dit que le salaire minimum était correct, mais après, le premier ministre Philippe Couillard a été obligé de corriger le tir en disant qu'il y a effectivement un problème », a-t-il rappelé.

De son côté, la ministre Vien dit avoir demandé à son ministère de plancher sur différents scénarios par rapport au salaire minimum.

Cette rencontre survenait après que plusieurs voix se soient récemment levées contre une hausse trop drastique du salaire minimum.

La semaine dernière, l'économiste Pierre Fortin, de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), avait déclaré qu'une hausse immédiate du salaire minimum à 15 $ l'heure pourrait entraîner la perte de 100 000 emplois au Québec.

D'autres rassemblements sont à prévoir au cours des prochains mois.

Les détails quant à une prochaine hausse du salaire minimum seront annoncés en décembre.

Plus d'articles