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Sam Hamad doit bouger dans le dossier d’Anacolor, dit la CAQ

La Coalition avenir Québec (CAQ) estime que les citoyens de Cap-Rouge incommodés par l'usine Anacolor sont délaissés par leur député, Sam Hamad. La CAQ l'implore de faire pression sur son propre gouvernement pour obtenir une injonction forçant l'entreprise à cesser ses activités sur-le-champ.

« Ce problème-là est loin d'être réglé, estime le député caquiste de La Peltrie, Éric Caire. Les gens du comité de citoyens me confirment qu'encore ce matin, les odeurs persistent. »

En septembre, le ministère de l’Environnement a sommé Anacolor de réduire de 90 % ses émissions polluantes dont se plaignent des citoyens depuis des années. L’entreprise a jusqu’au 1er février pour se conformer à cette exigence.

Malgré les trois semaines restantes avant cette date butoir, Éric Caire est inflexible : l’usine doit cesser ses activités d'ici à ce qu'elle adapte ses installations, et il est de la responsabilité de Sam Hamad de se préoccuper du sort de ses citoyens.

C'est dans son comté, c'est son travail [...] mais dans le dossier d'Anacolor, c'est un Sam Hamad totalement absent qu'on voit.

Éric Caire, député de La Peltrie

Faire pression sur son propre gouvernement

Dans une référence à peine voilée au sondage interne du Parti libéral qui a défrayé les manchettes, lundi, Éric Caire estime que Sam Hamad « n’a pas l'air très intéressé à s'occuper des questions d'environnement parce qu'il est trop occupé à essayer de regagner sa place au Conseil des ministres. »

Le député de La Peltrie conjure donc Sam Hamad de tout faire pour que son collègue, le ministre de l’Environnement David Heurtel, tente d’obtenir une injonction afin que cessent les activités d’Anacolor.

« Je pense qu'on serait capable, du côté du ministère de l'Environnement, de faire en sorte qu'Anacolor respecte les ententes du certificat d'autorisation, mette en place les épurateurs, mais que pendant ce temps-là, cessent les émanations polluantes et incommodantes pour la population », résume-t-il.

En décembre dernier, la CAQ avait aussi interpellé David Heurtel pour qu’il demande une telle injonction. Le ministre avait répondu que ce n’était pas envisageable puisque l’entreprise a jusqu’au 1er février pour se conformer à ses exigences.

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