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Sam Hamad ne serait pas blâmé par la vérificatrice générale

La vérificatrice générale du Québec ne porterait aucun blâme à l'endroit de Sam Hamad à la suite des révélations de l'émission Enquête concernant l'accès privilégié dont aurait bénéficié Marc-Yvan Côté auprès de « son ami » alors qu'il était ministre au sein du gouvernement de Jean Charest.

Selon le Journal de Québec, la vérificatrice Guylaine Leclerc n'aurait pas soulevé d'irrégularités dans le processus de négociation qui a mené à l'octroi d'une subvention de 8 millions de dollars à la firme Premier Tech, en 2008.

Marc-Yvan Côté était alors vice-président du C. A. de Premier Tech, une entreprise de Rivière-du-Loup en quête de subventions.

Une série de courriels obtenus par l'émission Enquête montrent que le ministre Sam Hamad était « une source d'information stratégique » et faisait avancer les dossiers de Marc-Yvan Côté au gouvernement. Pour sa part, Marc-Yvan Côté s'activait pour le financement politique de Sam Hamad.

Le rapport complet de la vérificatrice générale sera rendu public demain. Selon les informations obtenues par le Journal de Québec, un « certain flou » aurait été observé dans le processus de négociation avec Premier Tech. Rien de suffisant toutefois pour porter un blâme à l'endroit de Sam Hamad.

Le député de Louis-Hébert a été contraint de quitter ses fonctions de ministre et président du Conseil du Trésor en avril à la suite du reportage de l'émission Enquête.

Legault émet des doutes

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, maintient que même s'il est blanchi par cette enquête, Sam Hamad ne peut plus revenir au conseil des ministres.

« Que Sam Hamad ait fourni de l'information à Marc-Yvan Côté : est-ce que ç'a changé la subvention? Est-ce qu'on est capable de le prouver? C'est peut-être difficile pour la vérificatrice générale d'avoir cette preuve-là. Mais on a la preuve que M. Hamad manque de jugement. Selon moi, il n'a pas les qualités pour être ministre au gouvernement du Québec. »

Sam Hamad fait face à d'autres vérifications entourant ces allégations. Le commissaire à l'éthique de l'Assemblée nationale, le directeur général des élections et le commissaire au lobbyisme mènent également leur enquête.

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