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Santé : la FIQ lance une campagne de dénonciation

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) de la Capitale-Nationale ouvre une ligne téléphonique pour inciter le public à dénoncer les situations qu'il juge inacceptables.

En pleine négociation avec le gouvernement, la FIQ veut démontrer que les compressions de 48,5 millions de dollars dans les établissements de la santé de région ont une incidence directe sur les services aux patients.

La FIQ souligne que la loi du silence prévaut souvent quand vient le temps de décrier une situation où les patients ne reçoivent pas les soins appropriés. « On voudrait que la population nous aide à dénoncer ces situations qui sont inacceptables », souligne Guylaine Boulanger, présidente de la FIQ du Centre hospitalier universitaire de Québec.

Le co-porte-parole de cette campagne, Jérôme Rousseau, cite en exemple l'abolition de certains postes de brancardiers à l'Institut de réadaptation en déficience physique de Québec. Il rappelle que les patients qui venaient pour subir des examens étaient invités à porter des couches. « Cette clientèle-là, souvent à mobilité réduite, ne pouvait plus être accompagnée pour aller à la salle de bain. »

Le syndicat reconnaît qu'il existe d'autres façons de se plaindre comme les comités des plaintes des différents établissements ou les ordres professionnels. Il ne nie pas qu'en lançant cet appel au public, le syndicat espère trouver des appuis dans la population qui donneront plus de crédibilité aux solutions qu'il préconise à la table de négociation.

Pendant trois semaines, cette ligne téléphonique sera en service 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 au numéro 1 844 FIQ-AIDE.

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