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Sécurité à vélo : Louis Garneau interpelle le premier ministre Couilllard

À l'instar du père de la cycliste Mathilde Blais, tuée il y a deux ans à Montréal, le cycliste et homme d'affaires Louis Garneau presse le gouvernement Couillard d'adopter une « loi spéciale » pour imposer une distance minimale à respecter entre les cyclistes et les automobilistes.

Le président de Louis Garneau Sports affirme avoir discuté à deux reprises au cours des dernières semaines avec le chef de cabinet du premier ministre Philippe Couillard lui demandant de ne pas attendre la réforme du Code de la sécurité routière pour agir sur cette mesure précise.

« On est capable de faire bien des choses au Québec. On est capable de faire un projet de loi assez rapide et je ne pense pas que l'opposition va s'y opposer », a-t-il insisté, en marge de l'ouverture de son nouvel espace qui allie commerce et art à Saint-Augustin-de-Desmaures.

Il ajoute sa voix à celle de plusieurs organismes qui proposent d'imposer une distance de 1 mètre en ville et 1,5 mètre sur les routes rurales entre les cyclistes et les automobilistes. Une telle mesure est en vigueur dans certains états américains, notamment.

Un projet retardé

Cette sortie coïncide avec le deuxième anniversaire de la mort de Mathilde Blais, heurtée mortellement par un camionneur dans un tunnel de la rue Saint-Denis, le 28 avril 2014.

« N'attendons qu'il arrive un autre accident, car vous savez qu'il va y avoir des morts bientôt, c'est certain. Puis là, on va dire, on aurait dû faire une petite loi, on aurait dû sensibiliser », plaide-t-il.

L'entrepreneur a été un conseiller spécial sur la sécurité à vélo de l'ex-ministre des Transports, Robert Poëti. Il déplore que depuis l'arrivée à la tête du ministère de Jacques Daoust, le dossier soit « tombé entre deux chaises ». « M. Poëti avait très bien démarré le projet. Il est parti, puis on est un peu tous victimes de son départ. »

Le nouveau ministre des Transports, Jacques Daoust, confirme qu'il compte revoir le Code de la sécurité routière « dans son ensemble », mais seulement que l'automne prochain.

« Je ne peux pas procéder à la refonte du Code de la route à la pièce », soutient le ministre, soulignant qu'il « comprend les préoccupations des cyclistes ».

Ce printemps, Jacques Daoust dit devoir régler en priorité les projets de loi sur l'industrie du taxi et la gouvernance des transports collectifs dans la région métropolitaine.

Une cohabitation difficile

Louis Garneau estime que la cohabitation entre les automobiles et les vélos sur les routes du Québec est toujours difficile.

« C'est dangereux parce qu'il y a plus d'autos. Il y a des gens qui textent peut-être encore. Il y a des gens qui ne nous voient pas. On est vulnérable sur la route. »

Louis Garneau raconte qu'il se fait escorter par des voitures munies de gyrophares lorsqu'il roule avec les membres de son club.

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