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Sécurité accrue pour la comparution d'Alexandre Bissonnette

La sécurité sera encore une fois renforcée au palais de justice de Québec pour le retour en cour aujourd'hui d'Alexandre Bissonnette, l'auteur présumé de la fusillade survenue au Centre culturel islamique de Québec.

Un texte de Yannick Bergeron

Lors de sa première comparution, le 30 janvier, des mesures de sécurité exceptionnelles avaient été mises en place. Les personnes du public, les avocats et les journalistes avaient dû montrer patte blanche avant d'entrer dans la salle d'audience.

En plus du contrôle de leur identité, ils avaient dû passer à travers un détecteur de métal et se soumettre à une fouille avant de pénétrer dans la salle d'audience.

Selon nos informations, le même processus sera mis en place mardi, une salle étant réservée à la cause de l'homme de 27 ans.

Alexandre Bissonnette est accusé de six meurtres et de cinq tentatives de meurtre.

10 secondes

Le retour en cour de l’accusé est une simple formalité dans la gestion de la cause. Son avocat s'attend à une très courte audience.

« Ça va durer peut-être 10 secondes. Le temps d'appeler M. Bissonnette, le temps de réaliser sa présence, la mienne et celle du procureur de la poursuite qui sera là, et de fixer une nouvelle date », a fait savoir Me Jean Petit dans un entretien avec les médias.

L'avocat n'a pas encore obtenu la preuve de la part de la poursuite. Il s'attend à recevoir les résultats de l'enquête policière avant de se présenter dans la salle d'audience, mardi.

Le contenu de cette divulgation de preuve, entre avocats, ne sera pas dévoilé devant le tribunal.

Expertise psychiatrique?

Comme Me Petit n'a pas encore reçu les résultats de l'enquête, il affirme qu'il est trop tôt pour statuer s'il demandera une expertise psychiatrique de son client.

Un tel examen vise à établir l'état mental dans lequel se trouvait un accusé au moment des faits qui lui sont reprochés afin d’évaluer sa responsabilité criminelle.

Lors de son premier passage devant le juge au lendemain de la fusillade, Alexandre Bissonnette, vêtu d'une combinaison blanche fournie par la police, s'était contenté de fixer le sol. Me Jean Petit avait pris la parole en son nom pendant la courte audience.

Les membres de la famille Bissonnette ne s'étaient pas présentés au palais de justice pour assister à la comparution.

L'avocat a refusé de parler des échanges qu'il a eus avec son client et sa famille depuis les événements. Il n’a pas voulu non plus aborder les conditions de détention d'Alexandre Bissonnette

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