Retour

Sensibiliser les femmes aux maladies cardio-vasculaires

Les maladies cardio-vasculaires demeurent un problème de santé peu connu chez la femme. Elles sont davantage sous diagnostiquées par rapport aux hommes par méconnaissance et faute d'outils diagnostics aussi performants que chez l'homme.

« C'est un mal qui est méconnu et qu'on commence à mieux connaître depuis une dizaine d'années », résume Éric Larose, cardiologue à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec

On a longtemps cru que les maladies cardio-vasculaires n'étaient que le lot des hommes. Or, on sait maintenant qu'elles touchent autant la population féminine.

« Les symptômes traditionnels : la grosse douleur à la poitrine, les sueurs, parfois la perte de connaissance ou la mort subite. Une femme peut se présenter comme ça, mais la plupart du temps, elle se présente de façon plus subtile, comme un malaise avec un essoufflement ou l'impression de faire plus d'indigestions », précise M. Larose.

Nancy Laflamme en sait quelque chose. Il y a sept ans, elle a reçu un mauvais diagnostic, après avoir consulté à quelques reprises pour des douleurs à la poitrine.

« Je disais à mon médecin de famille que j'avais souvent des serrements et que j'avais de la difficulté à respirer. Il me disait que j'étais stressée, raconte-t-elle. J'avais de gros antécédents familiaux ils n'ont jamais été pris en compte. »

Un an plus tard, en 2012, elle a dû se présenter d'urgence dans un hôpital, foudroyée par un infarctus.

« Je suis arrivée à l'hôpital encore là, j'étais plus ou moins prise au sérieux au triage en disant que c'était probablement une crise d'angoisse, mais après les prises de sang l'électrocardiogramme ça été rapide. On m'a transféré à l'hôpital Laval.

Beaucoup de cliniques ne disposent pas de tous les outils les plus performants pour faire du dépistage chez la femme. Une situation qui peut aussi expliquer le mauvais diagnostic.

« On a un grand travail d'éducation à faire pour que les femmes reconnaissent que les maladies cardio-vasculaires sont la cause numéro un de mortalité prématurée chez les femmes. Lorsque des symptômes inhabituels se présentent, il faut consulter », conclut Éric Larose.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Un gros chien fait des vagues en apprenant à nager





Rabais de la semaine