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Sommet du G7 : la prison temporaire à 1 million $ n’a pas servi

Le centre de détention aménagé à grands frais dans la municipalité de Clermont en vue du Sommet du G7 est sur le point d'être démantelé sans même avoir accueilli un seul prisonnier.

Un texte de Louis Gagné

Les policiers avaient érigé un bâtiment temporaire près de l’aréna de Clermont dans le but d’y enfermer d’éventuels manifestants anti-G7 qui se seraient prêtés à du grabuge.

Les débordements anticipés ne se sont toutefois pas matérialisés, tant et si bien que l’établissement n’a pas servi.

La construction du Centre opérationnel de traitement des contrevenants a coûté 1 million de dollars.

Malgré tout, le maire de Clermont, Jean-Pierre Gagnon, estime que cette dépense des autorités était justifiée. Les expériences passées, notamment le Sommet des Amériques qui s’est tenu à Québec en 2001, démontrent à son avis qu’il fallait être prêt à toute éventualité.

« C’est facile après de dire que c’était exagéré. S’il n’y avait pas eu [de prison] et que [les policiers] avaient laissé les contrevenants […] dans les autobus, on aurait dit : "Ils ne se sont pas préparés, ils devaient bien le savoir. Alors que là, bien ils étaient prêts à tout, puis il ne s’est rien passé." », fait valoir M. Gagnon en entrevue à Radio-Canada.

Bilan positif

Même s’il aurait aimé que le gouvernement profite de la venue du G7 pour acheminer la fibre optique jusqu’au parc industriel de sa ville, le maire affirme que l’événement a eu des retombées positives.

Il mentionne que certains investissements réalisés spécialement pour le Sommet vont continuer de profiter à la municipalité.

« Le prix de location pour l’aréna et quelques avantages collatéraux comme internet dans l’aréna qui va rester et d’autres choses semblables qui ont été achetées pour l’événement, comme, par exemple, certains appareils pour les pompiers », énumère M. Gagnon.

Il croit également que le Sommet du G7 aura contribué à faire connaître davantage la région auprès des touristes.

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