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Sommet du G7 : les Premières Nations veulent être entendues

Les Premières Nations souhaitent profiter de la tenue du sommet G7 dans Charlevoix, en juin prochain, pour faire reconnaître leur culture, leur force économique et leurs valeurs.

Des représentants des quatre Premières Nations couvrant le territoire où se tiendra le G7 participaient à une table ronde, lundi, à Baie-Saint-Paul, avec le sous-ministre du sommet du G7, Peter Boehm.

Le but de cette première rencontre était d’explorer les façons dont les communautés de Pessamit, Essipit, Mashteuiatsh et Wendake pourront avoir une présence significative lors de ce sommet international, au-delà d’une visibilité symbolique.

Le chef de la nation huronne-wendate, Konrad Sioui, souhaite que la visite des chefs d'État permette aux Premières Nations de faire tomber des préjugés.

« On veut adresser les questions du racisme, les questions de la discrimination, de la victimisation, du développement économique, de notre place dans le Canada. On veut que le monde aussi reconnaisse notre économie traditionnelle, notre force, nos valeurs », énumère Konrad Sioui.

D’autres rencontres se tiendront dans les prochaines semaines afin de déterminer comment pourra s’orchestrer concrètement cette tribune pour les Premières Nations.

« On va mettre en place un mécanisme […] On va démontrer à la population que c’est extrêmement important d’engager un discours, un dialogue », mentionne M. Sioui.

Le sherpa du premier ministre Justin Trudeau, Peter Boehm, accueille favorablement ces discussions avec les Premières Nations.

« Nous sommes dans un processus de réconciliation historique dans notre pays et c’est une partie de ça », dit-il.

Les dirigeants des sept pays les plus industrialisés de la planète se rencontreront les 8 et 9 juin prochain au Manoir Richelieu, à La Malbaie.

Lors de cet événement, plus de 3000 dignitaires sont attendus dans la petite municipalité de Charlevoix.

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