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Sotheby’s renonce à vendre le Cyclorama aux enchères

La société Sotheby's, spécialisée dans la vente aux enchères d'œuvres d'art, renonce à s'occuper de la vente du Cyclorama de Jérusalem, à Sainte-Anne-de-Beaupré. Elle estime ne pas être en mesure de trouver un acheteur intéressé à se porter acquéreur de la toile panoramique.

Un texte de Louis Gagné

« Après avoir longuement discuté avec leurs collègues du département des tableaux européens du 19e siècle, Sotheby's Canada ne pense pas pouvoir nous aider à vendre le tableau du Cyclorama », écrit Martin Dostie, courtier immobilier chez Sotheby’s International Realty Québec, dans un courriel envoyé à Radio-Canada.

« Selon eux, il y a très peu d'acheteurs potentiels à l’international pour ce type de tableau, ajoute M. Dostie. Compte tenu de l'importance historique et régionale de l’œuvre, ils sont de l’opinion qu’elle devrait probablement demeurer à Sainte-Anne-de-Beaupré. »

La renonciation de Sotheby’s survient quelques jours après que le ministre de la Culture, Luc Fortin, eut annoncé son intention de classer la toile panoramique et la rotonde qui l’abrite comme un bien patrimonial.

Obligations

Ce classement implique de nouvelles obligations pour le propriétaire du Cyclorama. « Il doit le maintenir en état. Dans le cas d’une vente, la vente doit être autorisée par le ministère de la Culture », a précisé M. Fortin lundi.

Martin Dostie ne croit toutefois pas que l’annonce du gouvernement du Québec ait un lien avec le refus de Sotheby’s de s’occuper de la vente.

« Les décisions ont probablement été prises au même moment. C’est un produit qui est intéressant, mais qui n’est peut-être pas assez vieux pour Sotheby’s, fait valoir le courtier. De plus, c’est un produit qui est immense, pour ce qui est de déplacer l’œuvre, eux voyaient ça quand même assez compliqué, alors ils ont décidé de laisser faire, tout simplement. »

Acheteur recherché

La famille Blouin, propriétaire du Cyclorama, s’est récemment tournée vers Sotheby’s International dans l’espoir de trouver un acheteur pour la toile réalisée à partir d’un canevas du peintre allemand Bruno Piglhein. L’œuvre est exposée à Sainte-Anne-de-Beaupré depuis 1895.

Martin Dostie demeure responsable de la vente du Cyclorama. Le contrat de courtage qu’il a conclu avec la famille Blouin est toujours valide. Il tentera de trouver un acheteur intéressé à conserver l’œuvre au Québec.

« Pour moi, ça ne change rien. Mon mandat est de vendre le produit. […] Il faut que je trouve un acheteur. C’est sûr que présentement, on a une obligation de rester au Québec, donc on doit vivre avec les conséquences […] mais l’acheteur, on va tout faire pour pouvoir le trouver », assure le courtier.

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