Showman, le plus récent spectacle d'Anthony Kavanagh, présenté mardi à la salle Albert-Rousseau, propose aux spectateurs un guide de l'humain 101 où humour et profondeur achoppent parfois.

Un texte d’Anne-Josée Cameron

Showman commence avec la mort de l’humoriste sur scène. Une fois au ciel, celui-ci en profite pour refiler quelques informations aux âmes présentes (les spectateurs) afin de faciliter leur passage sur terre.

Showman n’est pas un spectacle traditionnel d’humour dans la mesure où le stand-up et la forme théâtrale se côtoient sans cesse pendant deux heures.

D’une part, Kavanagh enchaîne les vannes, propose des imitations hilarantes, dont celle de Coeur de Pirate « la seule chanteuse qui chante en code morse » et plusieurs anecdotes de vie dont celle, savoureuse, de son passage à l’émission française Dancing with The stars.

D’autre part, il y va de quelques leçons de vie sur l’importance de s’aimer et de faire un métier qu’on aime ou encore de toujours suivre son intuition. Il évoque également avec émotion la mort de ses parents.

Showman semble receler deux spectacles, un spectacle d’humour drôle et méchant et une conférence sur le sens de la vie. Si les deux sont intéressants, ils ne s’amalgament pas toujours de façon heureuse.

On a l’impression de voir un bon spectacle qui n’est pas encore tout à fait prêt. L’arrimage des divers tons utilisés dans le spectacle gagnerait à se faire avec plus de finesse.

Le rythme aussi gagnerait aussi à être resserré.

Showman est un spectacle sincère présenté par un artiste de talent qui tente d’offrir aux spectateurs un peu de ce qu’il est dans la vraie vie. Seulement, il oscille si bien entre le rire et les larmes qu’il laisse parfois le spectateur ambivalent.

Une supplémentaire est prévue le 23 avril à la Salle Albert-Rousseau.

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