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Statut particulier pour la ville de Québec  : Régis Labeaume s'impatiente

Le maire de Québec a appris dans les médias que le projet de loi qui consiste à transférer de nouveaux pouvoirs à la capitale nationale sera finalement déposé au printemps. Il s'agit d'une surprise qui a vite fait de l'irriter, car Régis Labeaume croyait que le projet de loi serait déposé cet automne.

Le maire s'est exprimé vendredi en marge du Grand Prix cycliste qui se déroulait à Québec. Il redoute que ce nouveau délai annonce tout simplement la mort du projet de loi.

« Je ne suis pas sûr que ce sera voté éventuellement. Je suis très sceptique. »

Les maires de Montréal et de Québec réclament un statut particulier pour leurs villes, ce qui leur donnerait de nouveaux pouvoirs. Les discussions avec le ministère des Affaires municipales sont en cours depuis un bon moment.

Selon le maire Labeaume, le dossier de la Ville de Québec était suffisamment avancé pour espérer que le projet de loi qui en résulte soit déposé à l'automne. « Nous, à Québec, on est prêt. »

Élection référendaire

Piqué au vif, Régis Labeaume déclare qu'il ne va pas en rester là. Si le projet de loi traîne en longueur, il a l'intention d'en faire un enjeu de la prochaine élection municipale de 2017.

Régis Labeaume entend demander aux électeurs de se prononcer sur la liste des pouvoirs qui, selon lui, devraient être rapatriés à la Ville de Québec.

Il estime que tout retard dans le processus entraîne des coûts pour les municipalités qui doivent refiler la facture aux contribuables. 

Le ministre Moreau se fait rassurant

Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, a été informé des inquiétudes du maire de Québec. Il n'a cependant pas accordé d'entrevue.

Son attachée de presse, Catherine Poulin, a fait savoir qu'il n'y avait aucun doute que le projet de loi serait déposé au printemps, comme prévu. Cela fait toujours partie des priorités du gouvernement libéral. Le dossier sera réglé avant les élections municipales, a-t-elle assuré.

Le maire de Québec dit ne pas douter de la bonne foi du ministre. Il en veut plutôt aux fonctionnaires de l'État qui refusent, selon lui, de décentraliser certains pouvoirs.

« Le transfert des pouvoirs aux villes, ça fait 40 ans que j'en entends parler. C'est jamais arrivé. »

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