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Statut particulier pour Québec : Labeaume dénonce « l'inertie des bureaucrates »

Au moment où un nouveau ministre prend les rênes des Affaires municipales, Régis Labeaume dénonce la lenteur du processus afin d'octroyer un statut de capitale à la ville de Québec. Le projet de loi, réclamé conjointement avec la métropole, tarde à se concrétiser. Le maire Labeaume accuse les « bureaucrates » de ralentir la démarche.

« Je suis déçu jusqu'à maintenant. Ça fait deux ans, puis il ne s'est pas fait grand-chose », a déploré le maire Régis Labeaume.

Déjà l'automne dernier, le maire s'impatientait voyant que le projet de loi ne serait pas déposé avant Noël. Le gouvernement avait alors fixé l'échéance au printemps prochain.

Le maire impute ce délai à la « force d'inertie des bureaucrates ». « Je pense qu'il y a beaucoup de bureaucrates qui ne veulent pas perdre le pouvoir et l'idée de transférer les pouvoirs aux villes, ça les inquiète. »

« On discute des choses, par exemple, dans le domaine du transport ou de l'environnement, puis on se faire répondre : "on va avoir un livre blanc sur l'environnement et un livre blanc sur le transport. " On se fout nous autres des livres blancs, on veut les pouvoirs dans la loi », plaide-t-il.

Les doutes du maire Labeaume

Régis Labeaume dit avoir des doutes quant à la volonté du gouvernement d'octroyer des pouvoirs réels à Québec et à la métropole.

« Plus ça tarde, plus j'ai des doutes. Si on est pour faire une nouvelle loi sur la Capitale-Nationale qui n'a pas de substances importantes, on ne signera pas. Il faut vraiment que ce soit une loi qui transfère vraiment des pouvoirs », fait-il valoir.

Le maire Labeaume a fait cette sortie en marge de l'annonce d'un nouveau service offert aux itinérants en Basse-Ville de Québec. L'itinérance fait partie des dossiers pour lesquels la Ville souhaite plus d'autonomie et un budget en conséquence.

Le maire aura une première rencontre avec le nouveau ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, probablement la semaine prochaine. Il interpelle aussi le premier ministre Couillard, lui demandant de « mettre son pied à terre » s'il veut tenir sa promesse électorale.

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