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STLévis : la menace de grève en pleine rentrée scolaire soulève des inquiétudes

Les 107 chauffeurs de la Société de transport de Lévis (STLévis) pourraient déclencher une grève le 28 août. S'ils mettent cette menace à exécution, les services offerts à 1600 élèves qui fréquentent des écoles de Lévis seront touchés.

Le service de transport en commun à Lévis n'est pas soumis aux dispositions sur les services essentiels du Code du travail. La direction des écoles se tourne vers des transporteurs privés.

« Ce n'est pas simple. Toutes les écoles de la région seront peut-être touchées », résume Robin Bernier, directeur de l'école secondaire privée Marcelle-Mallet, fréquentée par 270 élèves.

La STLévis craint que les écoles conservent les services des transporteurs privés après un éventuel conflit.

« Si on perd ces contrats-là, ça vient affecter nos revenus. Il est possible aussi qu'on n'ait pas besoin non plus de chauffeurs pour conduire des élèves qui ne sont plus dans nos autobus », prévient le président de la STLévis, Michel Patry.

Selon M. Patry, la question de la sous-traitance est l'un des principaux points en litige avec le syndicat. Il est impossible selon lui de moins recourir à l'entreprise privée, d'autant plus qu'un contrat de cinq ans et demi vient d'être renouvelé avec Autocars des Chutes. Le transporteur assure notamment le service de transport adapté et les circuits qui partent de l'ouest de la ville et qui ne seront pas touchés en cas de grève.

« Ça nous donne une flexibilité que d'autres sociétés de transport n'ont pas et elles nous envient d'ailleurs », ajoute le président.

Pour mettre fin à la sous-traitsance, il faudrait embaucher 25 chauffeurs supplémentaires, faire l'acquisition d'autobus et mettre en place un autre centre de services dans l'ouest, des dépenses de plusieurs millions de dollars, estime la STLévis.

Le Syndicat des chauffeurs de la STLévis soutient ne pas vouloir mettre totalement fin à la sous-traitance, mais la faire diminuer et rapatrier une partie des 30 000 heures accordées à l'entreprise privées vers des employés de la STLévis.

« On voulait que quelques heures de ce contrat-là soient données à nos occasionnels et l'employeur était carrément fermé là-dessus », indique le président Stéphane Girard.

C'est au chapitre de l'organisation du travail que les discussions sont les plus difficiles, avance le syndicat.

« Ça peut durer de sept à dix ans actuellement avant qu'un salarié occasionnels puisse devenir permanent. Ça, c'est un point qui est majeur », insiste M. Girard.

« Pratiquement 90 % de la négociation est réglée. On a espoir pour la population de Lévis et les usagers que ça se règle bientôt », conclut M. Girard, ajoutant que le « but ultime est d'éviter la grève ».

Avec les informations de Guylaine Bussière

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