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Stoneham s'attend à délivrer jusqu'à 500 permis en six mois

Le maire de Stoneham-et-Tewkesbury craint une ruée vers les permis de construction à la suite du report de l'entrée en vigueur du nouveau règlement pour la protection des sources d'eau potable. Selon Robert Miller, jusqu'à 500 permis pourraient être délivrés dans sa municipalité d'ici le 20 octobre.

« Imaginez-vous, dans une période de six mois, on va émettre entre 400 et 500 permis parce que le bar est ouvert! Ça me fait peur pour l'environnement du lac Saint-Charles », a lancé Robert Miller, en réaction à la décision de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) de reporter l'application du règlement qui limite la construction dans le bassin versant du lac Saint-Charles.

Pour la petite municipalité, cela représenterait l'équivalent des demandes de permis qu'elle reçoit habituellement sur une période d'au moins quatre ans et demi, soutient le maire.

Bien qu'il se réjouisse pour les citoyens dont le projet de construction était en péril, M. Miller trouve complètement « ridicule » la volte-face de la Communauté métropolitaine de Québec qui entraîne, selon lui, un « retour à la case départ ».

Aux côtés de ses homologues des autres municipalités de la banlieue nord, Robert Miller a vivement dénoncé la façon dont le maire de Québec et président de la CMQ gère le dossier.

Le maire Miller fait référence au moratoire sur la construction imposé en décembre dernier, puis à la règlementation plus sévère adoptée à la mi-mars et dont l'application a été reportée jeudi.

La municipalité reverra d'ailleurs sa propre réglementation pour donner jusqu'à un an, au lieu de six mois, pour construire une fois le permis accordé.

Lac-Beauport craint elle aussi la multiplication des permis de bâtir et dénonce la décision de la CMQ. « À mon avis, c'est quasiment le pire scénario », a affirmé le conseiller Marc Bertrand.

Régis Labeaume défend sa position. Selon lui, le sursis de six mois « est une bonne nouvelle pour tout le monde ».

Il a répliqué avec cynisme aux craintes de boom immobilier du maire Miller. « On va juste lui demander de faire en sorte de garder quelques collines vertes dans cette région-là,  de s'assurer de ne pas briser cet environnement-là parce qu'avec le maire Miller, c'est ce qui m'inquiète. »

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