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Subvention diminuée de moitié : « Je ne suis pas prêt à lâcher », dit Joé Juneau

Joé Juneau souligne que son programme mis sur pied il y a 11 ans pour venir en aide aux jeunes Inuits a encore beaucoup à offrir, bien qu'il perde près de la moitié de son financement.

L’instigateur du programme Nunavik Youth Hockey Development Program (NYHDP), Joé Juneau, admet que la perte d’un financement de 900 000 $, qui force l’abandon d’un volet plus compétitif du programme, est un coup dur.

« On vient de souffrir beaucoup et quand je dis on, je parle vraiment des jeunes. »

Les sommes permettaient notamment aux meilleurs joueurs du NYHDP de participer à des camps d’entraînement ainsi qu’à des compétitions de hockey dans les régions de Québec et d’Ottawa.

« Il y a 140 jeunes de 9 ans jusqu’à 22 ans, qui ont été impliqués dans cette composante-là, ce n’est pas rien, mais c’est sûr que c’est dispendieux et la majeure partie de cet argent-là s’en va bien sûr vers les billets d’avion », explique-t-il.

Les jeunes du Nunavik pourront continuer à pratiquer le hockey dans leur communauté, mais il n’y aura plus d’équipes élites qui représenteront le Nunavik à l’extérieur de leur région.

Joé Juneau croit que d’autres organismes voulaient pouvoir profiter des subventions provenant du programme Ungaluk, destiné à la prévention de la criminalité.

Heureusement, souligne-t-il, le reste du programme demeure. « Il y a plusieurs choses positives qui ont découlé de ce programme-là depuis 11 ans et puis, je ne suis pas prêt à lâcher, j’ai été là-dedans depuis le départ pour les jeunes et puis le programme n’est pas aboli au complet », dit-il.

Le volet récréatif du programme, qui a accueilli plus de 1000 jeunes inuits au cours des 10 dernières années, est maintenu.

Joé Juneau espère que les efforts seront concertés localement pour continuer d’offrir une structure permettant aux jeunes de se développer à travers le hockey, et faire en sorte que les arénas soient disponibles et prêts à les accueillir.

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