Retour

Subventions aux patients des CHSLD : l’opposition dénonce « l’inaction » du gouvernement

Les partis d'opposition blâment le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, pour ne pas avoir élargi l'accès au programme de subvention qui aide les résidents des CHSLD les moins nantis à payer une partie de leur facture d'hébergement.

Un texte de Louis Gagné

Selon des données obtenues par Radio-Canada, le nombre d’usagers admissibles à un soutien de l’État a diminué de 30 % au cours des dix dernières années, passant de 16 000 à moins de 12 000.

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, attribue cette baisse à la non-indexation des seuils d’exemption prévus au programme d'exonération pour l'hébergement en CHSLD.

Il déplore que le ministre Barrette n’ait pas encore révisé le programme, comme il s’était engagé à le faire il y a bientôt deux ans de cela.

« Il faut s’adapter à la réalité d’aujourd’hui. Il faut tenir compte de l’évolution des choses et cette non-indexation, c’est un appauvrissement. C’est clair », soutient M. Lisée.

Il y a urgence, selon la CAQ

Le porte-parole de la Coalition avenir Québec en matière de santé, François Paradis, croit qu’il y a urgence d’élargir l’accès aux subventions pour les résidents des CHSLD. Il soutient que plusieurs aînés n’ont d’autre choix que de piger dans leur patrimoine pour acquitter leur facture d’hébergement.

« Internet débutait qu’on avait encore ces chiffres-là. Moi, je connais des familles qui se disent : "Papa, on va peut-être être obligés de vendre ta maison parce que tu n’as plus l’exonération potentielle te permettant de payer une chambre dans un CHSLD" », dénonce le député de Lévis.

Gaétan Barrette affirme que la grille des critères donnant accès au programme d’aide financière fait présentement l’objet d’une révision.

« Ce genre de grille là, périodiquement, on doit les mettre à jour évidemment parce qu’elles ne sont basées sur le patrimoine, l’avoir des gens, les revenus des gens, ainsi de suite. Et au moment où on se parle, cette grille-là est en train d’être mise à jour par les fonctionnaires », assure le ministre de la Santé.

Avec les informations d’Olivier Lemieux

Plus d'articles