La présence d'un joueur canadien à un camp d'entraînement de la NFL fait inévitablement tourner les têtes. Les médias affectés à la couverture des Buccaneers de Tampa Bay ont donc logiquement montré de l'intérêt pour Antony Auclair.

L'ailier rapproché avait goûté un tant soit peu à ce traitement lors de son premier passage officiel en Floride, au début du mois de mai. Les représentants du Canada forment une minorité dans le circuit Goodell, ce qui a pour effet d'attirer les regards.

Les subtilités différenciant le football qui se pratique des deux côtés de la frontière américano-canadienne ont également leur mot à dire dans cet attrait. Le média numérique américain PewterReport.com est du nombre de ceux qui s'intéressent considérablement à Auclair.

L'ex-joueur du Rouge et Or de l'Université Laval y publiera quelques textes pendant le camp d'entraînement qui prendront la forme d'un journal de bord.

Le premier papier d'Auclair traite notamment de ses racines canadiennes, de sa dernière saison à Québec, du processus menant à la signature d'un contrat en tant que joueur autonome non repêché et de son arrivée à Tampa.

Le Québécois se plaît dans les schémas offensifs des Buccaneers principalement en raison de la contribution des ailiers rapprochés dans la réussite des jeux.

« J'aime le fait que les Buccaneers impliquent beaucoup leurs ailiers rapprochés dans le jeu aérien. Je dois courir un tracé sur certains jeux et bloquer pour la course sur d'autres. On touche à tout et c'est ce que j'apprécie de cette attaque », a écrit Auclair.

D'ailleurs, le principal concerné a fait part à ses lecteurs de son appréciation lorsqu'il renverse un adversaire en situation de bloc.

« C'est difficile de faire un choix entre attraper une passe de touché ou terrasser un rival. Je crois que capter une passe de touché m'apporte un peu plus d'adrénaline, mais rabattre un joueur, principalement sur la ligne défensive, c'est vraiment très plaisant », ajoute-t-il.

Le verre à moitié plein

L'édition 2017 des Buccaneers possède un surplus d'ailiers rapprochés dignes d'intégrer une formation de 53 joueurs de la NFL. Auclair a bel et bien constaté l'étendue du talent de ses homologues. Celui qui a été surnommé la « Canadian Machine » par l'entraîneur de position Ben Steele voit d'un bon oeil cette saine compétition.

« Cam Brate est l'un des meilleurs ailiers rapprochés dans la ligue et Luke [Stocker] est un excellent bloqueur. Alan Cross et [Tevin] Westbrook sont aussi très bons. Ils sont tous bons, a écrit Auclair. Je vais tenter de prendre certains attributs de ces joueurs et les appliquer à mon jeu afin d'être meilleur. »

Et c'est sans compter O.J. Howard, la première sélection des Buccaneers au cours du dernier encan, 19e au total, qui fait également partie de l'équation.

Auclair, lui aussi, sait s'en tirer et se faire remarquer. Ce n'est pas un hasard si l'entraîneur-chef Dirk Koetter a personnellement discuté au téléphone avec l'athlète de Notre-Dame-des-Pins au terme du repêchage pour le convaincre de s'entendre avec les Buccaneers.

D'ailleurs, Koetter a qualifié Auclair de « joyau caché » [hidden gem en anglais, NDLR] à l'issue de l'entraînement de dimanche. Il ne va pas sans dire, les Buccaneers sont bien nantis à la position d'ailier rapproché.

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