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The Who : concert étincelant des légendes du rock

Avec au programme un alignement de leurs plus grands succès, le mythique groupe anglais The Who a offert un spectacle magistral et rassembleur lors de son premier (et peut-être pas le dernier?) passage à Québec qui a rallié une assistance d'adeptes de tous âges.

Un texte de Véronica Lê-Huu

Les membres fondateurs Roger Daltrey et Pete Townshend, et leurs musiciens, qui s’arrêtaient sur les Plaines dans le cadre de leur tournée d’adieu de 53 ans de carrière, n’avaient rien d’une bande de préretraités à la veille d’accrocher leur micro. La voix, la virtuosité, les décibels étaient au rendez-vous.

I Can't Explain, Who are You, My Generation, le band a soulevé la satisfaction générale dès les premières minutes d’un concert de plus de 2  h bien remplies, fait des succès d’avant, pendant et après le célèbre opéra rock Tommy.

« C’est le premier spectacle de notre tournée, c’est merveilleux d’être à Québec avec vous! [traduction] », a déclaré Townshend entre deux essentiels coups de moulin à bras sur sa guitare.

Daltrey qui n’a pas manqué de jouer au lasso avec son micro a, tout comme son acolyte, livré une performance vocale tout aussi réjouissante qu’impressionnante à plusieurs égards. Le tout rendant quasi invraisemblable l’idée que les deux musiciens aient pu avoir atteint les sept décennies.

Les géants du rock n’ont pas boudé le plaisir de la foule en exécutant devant un parterre en émoi les attendues Behind blue eyes, Love Reign O’er me ou encore Baba O’Riley dans un jeu de lumières stroboscopiques.

La formation a aussi profité d'un pont musical pour projeter en rétrospective les grands mouvements et moments marquants de l'histoire des 50 dernières années, de la mobilisation contre la guerre du Vietnam aux attentats de Paris, en passant par le réchauffement climatique.

Entendre Daltey chanter See me, Feel me et témoigner de la dextérité de Townshend avec ses solos de guitare ont contribué à magnifier la soirée qui s’est déroulée sans accrocs de manière générale, à l’exception d’un bref problème de son.

Les rockers ont semblé comblés par l’accueil du public. Pour finir, Pete Townshend a peut-être suscité les espoirs en lançant, après une hésitation : « On se revoit, un jour, j’espère! [traduction] », avec un enthousiasme manifestement sincère.

En première partie, The Struts s'est amené vers 20 h avec un rock vintage mené par la voix puissante de Luke Spiller. Véritable bête de scène occupant l’espace d’un bout à l’autre, il était déjà en nage après deux chansons. Il a dû troquer sa tunique pour un costume à franges. « Chantez avec moi! ». Communicatif, Spiller a fait l’effort de s’adresser à la foule en français « Merci mes bébés! » Il a entraîné le public dans son sillon énergique en le faisant bouger, sauter, danser et répéter une série de monosyllabes inimitables. Heyheyheyheyhey, Bebebebebe, ouhouhouhouh, pas faciles à suivre, à grands cris, avant Kiss This.

Un peu plus tôt, le trio ontarien Dirty Nil et son rock garage tendance punk avait ouvert la soirée. La formation, en nomination aux Junos dans la catégorie révélation de l’année, s’est exécutée pendant que la foule commençait à se densifier sur les Plaines. Le chanteur qui célébrait son anniversaire de naissance en faisant la première partie de The Who a déclaré vivre le plus beau jour de sa vie.

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