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Thomas Mulcair dénonce le bilan des conservateurs

Au 11e jour de la campagne électorale, le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, était de passage dans la région, où il a critiqué vivement le bilan des conservateurs, notamment dans la circonscription de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis.

À Lévis en matinée, le chef néo-démocrate a d'entrée de jeu rappelé la vague orange qui a balayé une bonne partie de la région lors des dernières élections en 2011.

Cet automne, a enchaîné Thomas Mulcair, non seulement le NPD maintiendra ses acquis, mais il ravira les circonscriptions phares des conservateurs comme celle de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis, détenue depuis 2006 par le député et ministre sortant Steven Blaney. 

D'ailleurs, le chef du NPD n'a pas manqué de décocher des flèches à l'endroit de Steven Blaney, notamment dans le dossier de la Davie.

« Est-ce que Steven Blaney mérite un autre quatre années après avoir fait défaut d'obtenir le moindre contrat valable par rapport à tout ce qui existait pour les chantiers Davie? », s'est questionné le chef du NPD.

Ce dernier a aussi tourné au ridicule l'annonce des conservateurs faite quelques jours avant le déclenchement des élections au sujet de la signature d'une lettre d'intention entre Ottawa et chantiers Davie.

Lors de cette annonce, le gouvernement Harper disait poursuivre les discussions avec le chantier lévisien au sujet de l'octroi d'un contrat pour la transformation d'un porte-conteneur en navire ravitailleur pour la Marine royale canadienne.

« Ça vaut quoi, une lettre d'intention, alors que c'est un projet qui devrait être en train d'être réalisé? » a lancé le chef néo-démocrate.

Dans Bellechasse-Les Etchemins-Lévis, le NPD sera représenté par Jean-Luc Daigle, qui a déjà été maire de Saint-Romuald.

Incapable de peinturer un pont

L'emplacement choisi par les néo-démocrates pour tenir leur conférence de presse mercredi matin n'était pas étranger à un autre dossier : l'entretien du pont de Québec. À ce sujet, a affirmé Thomas Mulcair, l'inaction des conservateurs mérite d'être soulignée.

Énergie Est : une étape à la fois

Le chef néo-démocrate a également tenté de préciser sa position au sujet de l'oléoduc Énergie Est. Depuis le début de la campagne, le Bloc québécois accuse le NPD de tenir un double discours sur cette question.

En après-midi, à proximité du Château Frontenac, près de 300 personnes ont assisté à la présentation des 12 candidats du NPD de la région de Québec, et parmi eux se trouvaient des opposants à ce projet d'oléoduc de TransCanada. À ces derniers, le chef néo-démocrate a dit qu'il importe d'y aller étape par étape dans ce dossier.

Il a également saisi la balle au bond pour s'en prendre aux modifications apportées aux lois environnementales par les conservateurs.

« Le problème, c'est que M. Harper a évacué un ensemble de législations environnementales. Ça prend un processus crédible, complet, en lequel le public peut avoir confiance », a-t-il dit.

Thomas Mulcair a affirmé qu'avec un gouvernement néo-démocrate, un processus d'évaluation environnementale « fiable et crédible » serait mis sur place. « C'est ça la différence entre nous et eux », a-t-il martelé.

Le chef du NDP a ajouté qu'il voyait dans le projet Énergie est certains avantages au plan économique, notamment de potentielles redevances et créations d'emplois.

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