Des Canadiens ont entamé une expérience hors de l'ordinaire : ils vont faire le tour du monde en 35 jours à bord d'un hélicoptère. Parti de l'Ontario samedi, l'équipage du C150GO était de passage à Québec dimanche avec un invité spécial à bord, soit l'ex-étoile du hockey Guy Lafleur.

Un texte d’Alexandre Duval

Lors de son entrevue avec Radio-Canada, le « démon blond » attendait patiemment au sol : il fallait que cesse la pluie avant que lui et le reste de l’équipage ne se remette à voler vers l’est, en partance du Complexe Capitale Hélicoptère.

Guy Lafleur avoue que le pilotage est l’un de ses passe-temps favoris. Pilote certifié depuis le milieu des années 1990, il dit faire « une centaine d’heures de vol par année ».

Mais l’ex-athlète ne parcourra pas les 38 000 kilomètres du voyage, bien qu’il aurait « bien voulu le faire au complet », lance-t-il. Ami avec l’un des deux copilotes, il se rendra jusque dans les provinces de l’Atlantique avec eux, mais rentrera ensuite à Montréal.

Qu’à cela ne tienne, Guy Lafleur aura au moins fait partie du début de cette aventure historique : s’il réussit, l’équipage composé de Bob Dengler, Steven Dengler et Rob Dugal MacDuff deviendra le premier groupe de Canadiens à faire le tour du globe en hélicoptère.

Ils espèrent même être en mesure de faire connaître ce record, au bout du voyage. Ils devraient faire une centaine d’arrêts dans 14 pays différents, principalement dans le nord pour éviter les longues étendues d’eau.

En quittant le Nunavut, ils passeront notamment par le Groenland, l’Islande et les Îles Féroé.

Duo de pilotes père-fils

Le voyage du C150GO permettra certes de recueillir des fonds pour des organismes caritatifs canadiens. Or, c’est aussi pour le défi personnel que Bob Dengler a décidé de se lancer dans cette aventure.

« Nous allons être le premier duo père-fils à faire le tour du monde en hélicoptère! », lance-t-il en référence à son fils Steven, l’autre homme qui tiendra les commandes.

Les défis qui les attendent sont davantage d’ordre météorologique. La pluie ne les empêche peut-être pas de voler, mais le brouillard lui, oui. C’est d’ailleurs le seul facteur qui pourrait réellement prolonger le voyage, selon Bob Dengler.

« Ce qui a demandé le plus de préparation est d’obtenir les papiers pour entrer dans chacun des pays », lance-t-il, ajoutant qu’il s’y prépare depuis environ deux ans.

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