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Tournoi de soccer contre le racisme à Québec

Ce n'est ni en manifestant, ni en déroulant des banderoles qu'une soixantaine de personnes se sont mobilisées contre le racisme à Québec, samedi. C'est plutôt en jouant au soccer qu'elles ont choisi de bâtir les ponts entre des communautés.

Tenu au parc Victoria, en basse-ville, ce tournoi de soccer antiraciste était une première à Québec. Il découle directement du premier Festival contre le racisme qui a eu lieu dans la capitale en février dernier.

« À l’époque, il y a des gens ont montré leur intérêt pour explorer d’autres activités [pour lutter contre le racisme] », explique l’un des membres du comité organisateur du Festival, Nicolas Villamarin.

L’idée d’une joute de soccer, un sport doté d’une « puissance rassembleuse » selon M. Villamarin, a alors émergé.

Réponse à l’affirmation de l’extrême-droite

M. Villamarin indique que l’éclosion des groupes d’extrême-droite à Québec a contribué à nourrir le sentiment que quelque chose devait être fait pour contrer ces discours.

« C’est quelque chose qui nous dérange, qui nous pose problème, parce que c’est des idées qu’on croyait dépassées […] C’est important de s’organiser, ceux qui portent des valeurs antiracistes et antisexistes. »

L’un des participants au tournoi, Maxime Fortin, dit qu’il sent de l’intolérance non seulement à Québec, mais aussi ailleurs dans le monde.

En participant à cette compétition amicale, il voulait être « solidaire » avec ceux qui luttent contre ce phénomène.

Jouer « ensemble »

« C'est toujours plaisant de voir des gens de plusieurs régions, plusieurs pays qui viennent participer », lance pour sa part David Vargas, un Colombien d’origine arrivé au Québec il y a sept ans.

Impliqué dans le soccer junior à titre de coordonnateur, M. Vargas croit que la mixité des communautés est une réalité qui se manifeste beaucoup dans le sport, même à Québec.

« Tu vois des Québécois qui jouent en même temps avec des gens qui ne viennent pas du Québec. C’est comme ça que ça se passe ici, dans Limoilou. Il y a tout le temps des Africains avec des Latinos! »

Lui-même immigrant, M. Vargas affirme que l’ouverture sur l’autre demande des efforts des deux côtés : au nouvel arrivant et à la société d’accueil.

« Notre travail à nous, c'est de venir nous impliquer et de faire de nous de vrais Québécois, si je pourrais dire, des vrais Canadiens, et de travailler ensemble. »

Le tournoi de soccer antiraciste se déroule jusqu’à 18 h.

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