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Tournoi pee-wee de Québec : un passage remarqué pour d’anciennes vedettes

Le 59e Tournoi international de hockey pee-wee de Québec se met en branle mercredi au Centre Videotron. Comme Guy Lafleur et d’autres grands du hockey l’ont fait dans le passé, les meilleurs pee-wee au monde s'amènent dans l'espoir de soulever le trophée et de faire vibrer les spectateurs.

Un texte de Jean-Philippe Martin

Les amateurs du tournoi ont vu défiler au fil des années plusieurs grandes vedettes en devenir.

Ghislain Bérubé n’a raté que le tout premier rendez-vous en 1960. Depuis, ce bénévole, fidèle au poste chaque année, collectionne les cartes des joueurs et les souvenirs de leur passage à Québec.

Pour lui, de tous les joueurs pee-wee qui ont défilé sur la glace du Colisée, Guy Lafleur est celui qui aura marqué le plus l’histoire du populaire tournoi.

« Guy Lafleur est le seul à avoir joué à l’âge de 9 ans. Il a joué trois années et remporté trois championnats. Il était dans une classe à part. Tout le monde avait entendu parler de lui. Il était très populaire. La première partie qu’il a jouée, il avait fait sept points; trois buts et quatre passes. »

Xavier Parent

Un autre Québécois a réussi récemment à se glisser dans la discussion des meilleurs joueurs à avoir rempli les filets et les gradins du Colisée.

Xavier Parent, originaire de la région des Laurentides, a fait courir les foules.

Impossible de le comparer à Guy Lafleur, aux dires du directeur actuel du tournoi, Patrick Dom. Mais tout de même, Parent, qui porte aujourd'hui les couleurs des Mooseheads d’Halifax au hockey junior sera toujours dans une classe à part.

« Il avait un coup de patin incroyable. Le Colisée se remplissait seulement pour le voir, c’était fantastique », se souvient Patrick Dom.

Pas un gage de succès

Le succès au tournoi n’est pas un gage d’un avenir assuré dans la Ligue nationale de hockey (LNH) : plusieurs anciens joueurs qui sont passés par Québec pourraient en témoigner.

Ghislain Bérubé et Patrick Dom se souviennent de Freddy Meyer qui mené la formation de Syracuse jusqu’aux grands honneurs en 1995. Il y a aussi Rico Fata, « un phénomène pour son âge avec Sault-Ste-Marie », aux dires de Patrick Dom.

Ces joueurs ont réussi à atteindre la LNH, mais ils n’ont jamais réussi à dominer dans les rangs profesionnels comme ils l'ont fait à l’époque de leurs belles années chez les pee-wee.

À l’inverse, certains joueurs quittent Québec sans avoir crée de remous, mais deviennent par la suite des superstars, souligne Ghislain Bérubé.

« Connor McDavid était bon quand il était pee-wee, mais il n’était pas extraordinaire. Il y en a qui se développent seulement après. Vincent Lecavalier, chez les pee-wee, il n’a rien fait. Ils ont 12-13 ans. Si on compare d’une année à l’autre, ils prennent trois pouces et 25 à 30 livres, ça parait beaucoup », conclut-il.

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