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Tout-petits : de bonnes nouvelles et des préoccupations à Québec

Les tout-petits de la Capitale-Nationale, comme ceux du reste du Québec, viennent au monde dans de meilleures conditions depuis les 30 dernières années, selon l'Observatoire des tout-petits. Le taux élevé de naissances par césarienne dans la région préoccupe toutefois l'Observatoire.

Un texte de Véronica Lê-Huu

Le Portrait 2017 publié mardi par l’Observatoire des tout-petits décrit les conditions dans lesquelles les enfants âgés de 0 à 5 ans viennent au monde, leur état de santé physique, mentale et leur développement.

L'Observatoire a notamment compilé les données pour les quelque 45 418 bambins de la Capitale-Nationale.

Les nouvelles semblent encourageantes pour les enfants de la région en ce qui a trait à plusieurs des indicateurs examinés par l’Observatoire, note Fannie Dagenais, directrice de l’Observatoire des tout-petits.

« Le taux de mortalité infantile est moins élevé dans votre région et la proportion d'enfants vulnérables lorsqu'ils entrent à la maternelle dans un domaine de développement est moins élevée également dans votre région », précise Mme Dagenais.

Les bambins de la région sont aussi moins nombreux à vivre dans une famille à faible revenu que dans l’ensemble de la province, soit 7 % contre 12,3 % pour la moyenne québécoise.

Du côté de leur santé physique, le taux d’hospitalisation pour asthme est moindre que dans le reste de la province avec 76,4 pour 100 000 enfants contre 162,4 pour 100 000 dans le reste du Québec.

Plus de césariennes

D'autres données préoccupent toutefois l’Observatoire des tout-petits. À l’échelle du Québec, le surpoids et les troubles mentaux, entre autres, retiennent l'attention.

Dans la Capitale-Nationale, le nombre de naissances par césarienne est aussi préoccupant, selon l'Observatoire.

Les césariennes atteignent 27,4 % des accouchements, soit au-dessus de la moyenne québécoise des naissances par césarienne, qui représente déjà le quart des accouchements.

« Le quart des accouchements au Québec se déroulent par césarienne, et c’est bien au-dessus des recommandations de l’OMS qui se situe en 10 et 15 % », souligne Mme Dagenais.

L’Observatoire soulève que la césarienne, bien que parfois nécessaire, n’est pas sans risque en termes d’infections ou de difficultés à commencer l’allaitement, par exemple.

La capitale se démarque aussi en ce qui concerne le taux d’hospitalisations pour épilepsie qui y est aussi plus élevé que dans le reste du Québec.

L'Observatoire note que l’épilepsie, comme l'asthme, est associée à un risque plus élevé de symptômes dépressifs, d’anxiété et de troubles du déficit de l’attention.

Agir au bon moment

Dresser un tel portrait permet de faire des constats et déterminer les éléments à améliorer pour favoriser le bien-être des enfants, fait valoir Mme Dagenais. La petite enfance étant un moment idéal pour agir.

« C'est la période dans la vie d'un être humain où le développement se déroule à vitesse grand V et c'est donc une fenêtre d'opportunité pour agir et prendre de bonnes décisions comme société québécoise pour le bien-être des tout-petits. »

L’Observatoire entend consacrer la prochaine année à interpeller les différents intervenants qui oeuvrent auprès des femmes enceintes jusqu'aux enfants d'âge scolaire pour susciter le dialogue et prendre des moyens pour améliorer les conditions de vie des enfants.

Elle mentionne par exemple que les entreprises peuvent mettre en place des programmes de conciliation travail-famille pour diminuer le stress des parents et éventuellement l’anxiété chez les tout-petits.

Les municipalités pourraient aussi aménager davantage de parcs sécuritaires pour les bambins afin qu’ils bougent davantage.

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